Le secteur des transports paye un lourd tribut à la grève contre la réforme des retraites.
Guillaume Pépy, l'ancien patron de la SNCF, avait estimé que la grève de l'an dernier avait coûté environ 20 millions d'euros par jour. Une estimation probablement toujours d'actualité. Ainsi, au septième jour de conflit, la compagnie ferroviaire enregistrerait 140 millions de pertes. Le précédent mouvement des cheminots, contre la réforme ferroviaire du gouvernement, soit 37 journées de grèves entre mars et juin 2018, avait coûté un total de 790 millions d'euros à la SNCF. L'ardoise s'explique surtout par une perte de chiffre d'affaires, et dans une moindre mesure par les baisses de refacturation des péages. La compagnie ferroviaire doit en outre mettre en place des mesures commerciales supplémentaires, pour informer le public, réduire le préjudice subi et mettre en place des services de bus de substitution. Certains des coûts de la SNCF sont en revanche réduits, du fait des retenues sur salaires et de dépenses moindres liées au plus faible nombre de trains roulants.


