Tarbes-Orly : Volotea recalée par la justice

Le juge des référés du tribunal administratif de Pau a annulé partiellement la DSP que la low-cost espagnole a remporté il y a un mois, faute d’avoir réglé la totalité des sommes dues dans le cadre d’un jugement précédent.

Le conseil du syndicat mixte Pyrénia – qui représente les trois communes propriétaires de l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées – a choisi le mois dernier, à l’unanimité, Volotea pour desservir Orly, à partir du 1er juin prochain et jusqu’au 31 mai 2026, dans le cadre de la délégation de service public (DSP) définie par la réglementation européenne de l’aviation. Certains ont alors perçu cette décision comme une forme de rééquilibrage, compte tenu de l’offre low-cost concurrente à Pau : les habitants de la région pourront en effet profiter, à compter de ce 27 mars prochain, de la desserte entre cette ville située à une cinquantaine de kilomètres de Tarbes, et Orly, par Transavia en remplacement de sa compagnie sœur Air France.

Mais cette décision de Pyrénia n’était clairement pas du goût des deux autres compagnies qui avaient candidaté pour cette DSP, soit Amélia – qui assurait jusqu’à présent la ligne pour le compte d’Air France – ainsi que Chalair. Et cette dernière a alors saisi le tribunal administratif de Pau. Lequel vient d’annuler partiellement la procédure de DSP à Volotea, au motif que la low-cost espagnol aurait été condamnée par le tribunal correctionnel de Bordeaux, dans un jugement précédant, pour cause de travail dissimulé, et n’aurait pas réglé la totalité de la somme due. Question : le règlement de cette dernière suffira-t-il à rétablir la DSP ? Le feuilleton ne fait peut-être que commencer…