Trenitalia de nouveau sur les rails 5 fois par jour entre Paris et Lyon

720
Trenitalia de nouveau sur les rails 5 fois par jour entre Paris et Lyon

Si la compagnie italienne compte bien capitaliser sur les amateurs de sports d'hivers, elle n'oublie pas les voyageurs d'affaires pour grignotter des parts de marché à la SNCF.

Le Paris-Lyon de Trenitalia revient à cinq liaisons par jour, après une réduction à trois AR quotidiens entre les deux métropoles depuis le 27 août dernier. A cette date-là, des éboulements dans la Vallée de la Maurienne interdisaient le passage du tunnel du Saint-Gothard, point de jonction entre la France et la Suisse de la ligne, empêchant en conséquence les arrivées à Turin et Milan.

La liaison n'est toujours pas rétablie et ne devrait pas l'être avant juin voire décembre 2024, malgré cela, Trenitalia revient à son quintuple quotidien entre Paris et Lyon. Et, à la faveur de l'hiver, à partir du 10 décembre et jusqu'au 21 avril prochain, deux AR quotidiens, durant les week-ends, partiront de la capitale et iront au-delà du terminus temporaire que constituait Lyon, pour pousser jusqu'à Chambéry. 

Une volonté de profiter des amateurs de sports d'hiver certes, mais qui profite aussi aux voyageurs d'affaires, améliorant grandement la fréquence entre les deux capitales, celle de France et celle des Gaules. Et qui, a priori, entre Paris et Lyon, survivra à l'évaporation des dernières neiges praticables.

La cible "corpo" sera bien la première intéressée par des départs depuis la Gare de Paris-Lyon programmés du lundi au vendredi à 7h30, 9h30, 14h26, 16h30 et 20h; et des retour de Lyon-Perrache (via La Part-Dieu) à 6h46, 10h24, 13h11, 17h08 et 19h24 (19h32).

Une preuve supplémentaire que, pour l'heure, et nonobstant les opportunités qu'offrent les vacances d'hiver, c'est bien la route Paris-Lyon qui constitue la pierre angulaire sur laquelle se fonde la compagnie italienne dans sa volonté d'investir le marché français. Notamment en semaine. Et notamment, conséquemment, la clientèle corpo... Du moins jusqu'à ce que les Frecciarossa (les TGV Trenitalia) se mettent à relier Paris à Barcelone et Madrid. C'est dans les cartons.

> Lire aussi : Trenitalia s'attaque au marché franco-espagnol