Transport aérien: les accidents mortels moins nombreux mais des dégâts plus coûteux

Le transport aérien est de plus en plus sûr d’après un rapport publié ce mardi par l’assureur Allianz en en collaboration avec l’université aéronautique américaine Embry-Riddle. Moins d’accidents mortels mais des dégâts dont le montant ne cesse d’augmenter.

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Malgré les deux accidents de Boeing 737 MAX en Indonésie (octobre 2018) et en Ethiopie (mars 2019) ayant fait 346 morts au total, la sécurité dans les avions n’a jamais été aussi élevée. En 2017 aucun passager d’un vol commercial n’a été tué dans un accident d’avion. Et même si en 2018, 556 personnes ont perdu la vie dans 15 accidents, cette année est, malgré tout, la troisième meilleure année de l’histoire de l’aviation en nombre d’accidents.

Des passagers plus en sécurité, ce qui n’empêche pas les vols commerciaux d’être exposés aux sinistres. Les avions subissent des incidents liés à des collisions au sol ou avec des oiseaux. Des incidents en hausse et qui coûtent de plus en plus cher aux assurances. 

« les sinistres aériens augmentent en fréquence et en gravité, en raison de la hausse de la valeur des avions, du coût des réparations et du montant des dommages et intérêts accordés aux victimes », explique l’assureur Allianz.

Les collisions comprennent notamment les atterrissages durs, les collisions aviaires ou encore les erreurs de trajectoire au sol, ce qui peut conduire un avion à percuter des équipements au sol ou un autre avion – comme cela a été le cas entre deux Airbus A330 de Delta Airlines et d’Air France à Roissy le 25 octobre.

Quelque 470 erreurs de trajectoire au sol ont été recensées entre 2013 et 2018 pour un coût de plus de 800 millions d’euros.