Vers une augmentation des tarifs des transports en commun en Île-de-France au 1er janvier 2023

Si il parait désormais inévitable que le prix du Pass Navigo augmente au 1er janvier 2023, le montant de la hausse fait encore débat. L’option avancée par Valérie Pécresse est un tarif qui s’établirait à 90 euros par mois, contre 75,20 euros actuellement. Le prix des tickets devrait lui aussi augmenter. 

Le ton monte entre IDF Mobilités et l’Etat pour savoir qui paiera la facture afin de limiter l’augmentation des transports en commun franciliens. Ce mercredi 30 novembre, la présidente de la région, Valérie Pécresse, a écrit aux associations d’usagers pour qu’elles fassent pression sur le gouvernement, afin qu’il fasse un geste afin d’éviter une trop forte hausse des tarifs pour les usagers en 2023. Selon elle, il reste 450 millions d’euros à trouver pour financer les dépenses du réseau, qui ne peuvent être dégagés que si l’Etat fait un geste. 

Car si une augmentation apparait inévitable en 2023, le montant n’est pas encore précisément défini. Pour le Pass Navigo, le scénario le plus probable sera une hausse de 15 euros, portant le coup de l’abonnement à 90 euros par mois. Le ticket de métro vendu à l’unité devrait coûter, lui, 2,30 euros, contre 1,90 actuellement. Le carnet de 10 tickets dématérialisés va également augmenter à 17,90 euros, au lieu de 14,90 euros, soit une hausse de 3 euros, et à 20,30 euros pour la version en carton, contre 16,90 euros actuellement.

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Dans un communiqué, l’association des Usagers des Transports FNAUT Ile-de-France déclare : « Porter le Passe Navigo mensuel de 75,20 à 90 € comme cela a été évoqué par la Présidente de Région, soit une augmentation de 20%, serait une décision inacceptable pour les usagers dans un contexte où l’offre de transport est dégradée sur de nombreuses lignes, en particulier pour les bus, et où alors que la transition écologique nécessite de favoriser les transports en commun. Une telle augmentation risque aussi de se révéler contreproductive en faisant fuir des usagers et donc baisser les recettes ». « Une hausse des tarifs, de l’ordre de l’inflation au maximum, serait envisageable compte tenu de leur gel depuis 2017 ».