Volotea en procès pour travail dissimulé

La compagnie aérienne low cost implantée à l’aéroport de Bordeaux et ayant son siège social en Espagne est soupçonnée d’avoir employé des pilotes basés en France mais rémunérés en Espagne. Le SNPL est notamment appelé à témoigner aujourd’hui devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux. 

Une procédure pour travail dissimulé a été ouverte à l’encontre de Volotea. En effet, la compagnie low cost espagnole est accusée par le Parquet d’avoir intentionnellement « oublié » de procéder à la déclaration à l’embauche sur le territoire français, notamment pour son site de Mérignac. Cela concernerait 18 pilotes entre mars 2013 et mai 2017. Selon un communiqué du SNPL : « Volotea se serait également soustrait intentionnellement aux déclarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales assises sur ceux-ci auprès des organismes sociaux ou fiscaux français, en ne déclarant aucun salaire et en ne procédant pas aux déclarations annuelles des données sociales auprès de l’URSSAF, ni aux déclarations auprès de la Caisse de Retraite du Personnel Navigant de l’Aéronautique Civile (CRPNAC) ». 

A lire aussi : Volotea inaugure (enfin) sa base de Lyon-Saint-Exupéry

Le syndicat national des pilotes de ligne se constitue partie civile dans cette procédure afin de lutter contre le travail dissimulé. En parallèle, les salariés de la compagnie semblent rencontrer plusieurs difficultés avec leur employeur comme, « le non non-respect des dispositions légales d’ordre public, notamment en matière de congés payés, grille de rémunération inégalitaire jusqu’en décembre 2020, double taxation des travailleurs… ». Pour rappel, Volotea avait annoncé avoir dépassé le nombre de 1 000 salariés, dont près de 400 en France. Dans l’hexagone, elle dispose désormais de 6 bases : Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg et Toulouse.