Les acteurs du voyage se mobilisent pour une biométrie plus encadrée

ACI EUROPE, Amadeus, IATA, IDEMIA Public Security et SITA lancent une coalition consacrée à l’usage des technologies biométriques dans le voyage. Leur objectif : convaincre les institutions européennes de ne pas limiter les parcours biométriques volontaires dans le cadre du futur Omnibus numérique.

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ML

Margot Ladiray

2 octobre 2026Mis à jour le 02/10/20262 min de lecture

Les passagers aériens plébiscitent le mobile et la biométrie
© AdobeStock

Réunie sous le nom de « Responsible Biometrics Travel Industry Coalition », cette alliance entend participer aux discussions sur le futur Omnibus numérique européen. Le texte doit simplifier les règles du numérique et soutenir l’innovation, mais il pourrait aussi limiter l’usage volontaire de la biométrie dans les aéroports. La coalition demande donc à l’Union européenne de retenir des règles neutres sur le plan technologique, autorisant les parcours biométriques lorsque le passager y consent, tout en maintenant une solution non biométrique.

Un enjeu pour les voyageurs d’affaires

La reconnaissance biométrique pourrait limiter les contrôles manuels répétés et fluidifier les différentes étapes du parcours aéroportuaire. Un enjeu particulièrement important pour les voyageurs d’affaires, qui multiplient les déplacements et recherchent des formalités plus rapides et prévisibles. Pour les aéroports et les compagnies, ces dispositifs pourraient également faciliter la gestion des périodes de pointe et optimiser les infrastructures existantes. La coalition insiste toutefois sur la nécessité d’associer ces gains de fluidité à des garanties strictes sur la vie privée. A travers un communiqué, la coalition rappelle que : « Les parcours biométriques doivent toujours reposer sur le libre choix et la participation volontaire des passagers. »

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Les cinq organisations demandent à ce que les voyageurs puissent retirer leur consentement et demander la suppression de leurs données à tout moment. Elles souhaitent également que l’utilisation de la biométrie soit limitée à un parcours clairement défini et encadrée par des exigences élevées en matière de sécurité et de cybersécurité.

Un cadre européen à clarifier

Selon une étude menée par l’IATA auprès des passagers, 74% des personnes interrogées se déclarent prêtes à partager leurs données biométriques plutôt qu’à présenter leur passeport ou leur carte d’embarquement. La coalition cite ce chiffre pour illustrer l’intérêt potentiel de ces solutions, tout en insistant sur la nécessité de conserver une alternative pour les voyageurs qui ne souhaitent pas les utiliser.

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Dans le communiqué annonçant sa création, la coalition estime que les institutions européennes ont l’occasion de faire de l’Union « un leader mondial de la réglementation biométrique ». Elle considère qu’un cadre juridique plus clair permettrait de sécuriser les investissements et de favoriser le développement de solutions européennes. Elles appellent également à renforcer le dialogue entre les autorités publiques et les acteurs privés afin d’accompagner la croissance du trafic aérien et de préserver la compétitivité des secteurs du transport et du tourisme.

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