Roaming à l'étranger : pourquoi deux eSIM peuvent-elles offrir une connexion très différente ?

Deux cartes eSIM a priori identiques et un seul et même opérateur. Pourtant des niveaux de performance très différents... Pernette Le Flour, Chef de Produit Ubigi For Business, lève le voile sur la face cachée des connexions à l'étranger.

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6 novembre 2026Mis à jour le 06/11/20263 min de lecture

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Vous avez fourni des eSIM de voyage à vos équipes en déplacement. Sur le papier, les offres se ressemblent : de la 4G ou de la 5G dans de nombreux pays, à un tarif fixé à l'avance. Pourtant, deux collaborateurs à Séoul, chacun avec l'eSIM d'un fournisseur différent, peuvent vivre des expériences opposées. L'un fait une visioconférence fluide, l'autre voit ses pages web charger en boucle. Et parfois, leurs deux téléphones affichent le même opérateur local.

Comment est-ce possible ? Une eSIM ne se résume pas au nom du réseau affiché à l'écran. Ce qui compte, c'est la relation entre le fournisseur et l'opérateur local, et le chemin que prennent les données.

Même opérateur affiché, même connexion ?

Pas forcément. Pour accéder à un réseau à l'étranger, un fournisseur d'eSIM a deux options. Il peut signer un accord direct avec l'opérateur local. Il peut aussi passer par un ou plusieurs intermédiaires, qui revendent l'accès à ce réseau.

Dans les deux cas, le téléphone affiche le même nom d'opérateur. Mais sans accord direct, le fournisseur n'a pas la main sur la connexion :

  • il ne voit pas finement ce qui se passe sur le réseau ;

  • il ne peut pas traiter un incident directement avec l'opérateur et dépend de l'intermédiaire pour remonter le problème ;

  • il ne peut pas toujours rediriger ses clients vers un autre opérateur du pays si le réseau est saturé ou dégradé.

À l'inverse, des accords directs avec plusieurs opérateurs dans un même pays permettent au fournisseur de choisir le réseau le plus adapté, de basculer vers un autre partenaire en cas de problème et d'intervenir sans intermédiaire.

C'est le modèle de Ubigi for Business, la solution de connectivité de Transatel (groupe NTT), qui s'appuie sur plus de 330 accords directs avec des opérateurs mobiles dans le monde.

Le trajet des données compte autant que l'opérateur

Autre élément souvent invisible : le trajet des données entre le téléphone et Internet. Selon le fournisseur, le trafic peut sortir à des milliers de kilomètres du pays où se trouve le collaborateur, ce qui augmente la latence et dégrade l'expérience.

Chez Ubigi for Business, le cœur de réseau de Transatel est basé en France et s'appuie sur plusieurs sites d'interconnexion à travers le monde, notamment aux États-Unis, au Brésil, à Singapour et en Corée du Sud. L'objectif : une qualité de connexion homogène, où que voyagent vos collaborateurs.

Ce qui se passe quand le réseau faiblit

Une connexion peut être disponible sans être satisfaisante. Pour un salarié en déplacement, la différence se voit lors d'une visioconférence, de l'envoi d'un fichier volumineux ou de l'utilisation d'applications cloud.

La vraie question est donc de savoir qui peut agir quand un réseau devient indisponible ou perd en qualité. Un fournisseur qui dispose d'accords directs peut orienter la connexion vers un autre opérateur, sans intervention de l'utilisateur. Un fournisseur qui dépend d'intermédiaires, lui, attend souvent que le problème se règle de lui-même.

Avant de choisir une solution de connectivité internationale, mieux vaut donc regarder au-delà du prix et du nombre de pays affichés sur une carte. Posez la question : vos accords avec les opérateurs sont-ils directs ? Ce critère reste invisible pour le collaborateur, mais c'est souvent lui qui fait la différence entre une connexion disponible et une connexion vraiment utilisable pour travailler.

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