Nous avons récemment publié un article faisant suite à la polémique entre Michael O’Leary, dirigeant de Ryanair, et Elon Musk, patron de SpaceX, qui propose le service d’internet par satellite Starlink.
L’un des enjeux sous-jacents de la controverse était la compatibilité d’une offre de Wi-Fi haut débit à bord, encore très onéreuse, avec le modèle lowcost. Et, au-delà, des limites de la “premiumisation” des compagnies à bas coût. Il était apparu que les compagnies dites hybrides, qui ont la possibilité d’être rentables en Amérique du Nord ou en Asie, a priori pas en Europe, ont, à ce sujet, davantage les coudées larges que les lowcost pur jus.
La récente actualité résume bien le débat…
La compagnie américaine Southwest, considérée comme la première lowcost de l’Histoire, mais qui opère une montée en gamme depuis plusieurs mois, vient d’annoncer son partenariat avec Starlink. Elle prévoit ainsi que son premier avion équipé entrera en service cet été et que plus de 300 appareils (sur quelque 800) suivront d’ici la fin de l’année. Les autres avions continueront d’être équipés du Wi-Fi fourni par les deux autres prestataires de Southwest, Viasat et Anuvu.
Le Wi-Fi fourni par ces deux opérateurs est actuellement gratuit pour les membres du programme de fidélité Rapid Rewards depuis octobre dernier. Le service s’élevait à 8 $ pour les autres passagers. On se dirigerait vers le maintien de cette grille. A priori, le haut débit fourni par l’entreprise de Starlink sera également gratuit pour les abonnés, et proposé sous forme d’un abonnement payant aux autres.
Dans le même temps, Geir Karlsen, PDG de Norwegian Air Shuttle, a déclaré à Reuters
que sa compagnie ne prévoyait pas, pour l’instant, d’installer le Wi-Fi de Starlink à bord de ses avions… La compagnie à bas coûts propose déjà un service payant fourni par un autre prestataire sur ses vols, Norwegian Internet Access - qui n’est pas haut débit. Au-delà d’un service basique de quelques minutes, le tarif est de 4 ou 8 € pour une heure, 13 ou 15 € pour trois heures?