Top 5 de la tech anti-Covid

Top 5 de la tech anti-Covid

La crise sanitaire crée des besoins nouveaux et il faut croire que le confinement a stimulé la créativité des ingénieurs et autres développeurs. Zoom sur cing innovations tech au service du sanitaire.

Cet article nous a été inspiré par nos confrères du New York Times et ceux, tout aussi talentueux mais beaucoup plus proches, de TOM.Travel...

Le passeport Covid

Rafi Kaminer a l'habitude de prendre l'avion pour l'étranger plusieurs fois par mois. Lors du confinement, il s'est mis à réfléchir avec son frère, Assaf Kaminer, au moyen qui permettrait de reprendre leurs voyages au plus vite. Coup de bol : ils dirigent tous deux Pangea Group, une société israélienne qui construit des infrastructures pour l'identification biométrique et l'analyse numérique.

L'idée du passeport Covid-19 est née. Et quelques mois plus tard, en juin dernier, elle est mise au point. Lisible dans n'importe quel aéroport du monde, crypté pour des raisons de sécurité, il comprend une photo du porteur, sa signature, une puce intelligente ainsi qu’un hologramme et des filigranes pour authentification. 

Rafi Kaminer espère que sa carte sera utilisable d'ici quelques mois. Pour l'heure, Pangea attend l'approbation du ministère israélien de la Santé pour accorder la carte aux citoyens du pays. Ensuite, la société poursuivra les discussions avec les représentants des autorités portuaires dans quelques villes américaines, ainsi qu'à Johannesburg et à Addis-Abeba.

Le sas de désinfection

Une machine qui désinfecte de la tête au pied à l'aéroport de Hong-Kong

C'est l'aéroport de Hong-Kong, en pointe dans le déploiement de solutions innovantes dans le contexte Covid, qui a inauguré la machine CLeanTech. Il s'agit d'une sorte de sas dans lequel pénètre le voyageur pour être diagnostiqué ET désinfecté. Que les esprits un peu chauds se calment : le passage ne nécessite pas de déshabillage. En quarante secondes, la température du voyageur est prise puis le revêtement antimicrobien de la surface intérieure de la machine ainsi qu'un spray désinfectant éliminent toutes bactéries sur son corps et ses vêtements. La machine est maintenue à "une pression négative pour éviter la contamination croisée entre l'environnement extérieur et intérieur". 

Les robots de ménage

Egalement utilisés à l'aéroport de Hong-Kong, ces robots de nettoyage équipés de lumière ultraviolette et de stérilisateurs d'air sont déployés dans les zones publiques de l'aéroport. Selon les autorités de l'aéroport, ils peuvent stériliser jusqu'à 99,99 % des bactéries présentes dans l'air et sur les surfaces de la zone dont ils ont la charge en 10 minutes. 

A vrai dire, les robots de l'aéroports ont pas mal de cousins disséminés de par le monde dans les hubs de voyageurs comme dans les hôpitaux. En France, la société rochelaise  Shark Robotics a par exemple reconverti l’un de ses robots pulvérisateurs utilisés notamment par les pompiers de Paris, pour le mettre au service de la décontamination (notre photo). Ce robot radiocommandé est en mesure de désinfecter jusqu’à 20.000 m² de surface en 3 heures.

Les lunettes thermomètres

Depuis mai 2019, Rockid produisait des lunettes à réalité augmentée, les Rokid Glass . Mais en mars dernier, la société chinoise s'est mise à réfléchir au moyen de réorienter leur production dans le contexte Covid. Ses équipes de Pékin et San Francisco mettent alors au point des lunettes utilisant un capteur infrarouge et une caméra (photo principale), permettant à son porteur de "voir" la température des personnes qui les entourent. 

Les lunettes ont été mises sur le marché ce printemps. Le département de la sécurité des transports de Dubaï est un client - ils utilisent les lunettes depuis avril pour la détection de la température corporelle dans les aéroports, les métros et les casernes de pompiers. Le service de transport en commun de Singapour les a également acquises pour le même usage, ainsi que Aeropuertos Argentina, l'un des plus grands exploitants d'aéroports au monde.

Evidemment, le joujou pose des problèmes éthiques importants : la température corporelle est une information médicale, privée et secrète par définition, et ces lunettes permettent d'en avoir connaissance sans le consentement de la personne "visée". Pour ceux qui seraient peu sensibles à ce genre de questions, ils peuvent se rendre sur Amazon : les lunettes y sont en vente ! Il faudra aussi qu'ils disposent d'une somme de 6 999 dollars...

Les robots infirmiers du Rwanda

Connaissez-vous Akazuba, Ikirezi, Mwiza, Ngabo et Urumuri ? Ce sont les cinq robots  robots qui ont été installés dans le centre de traitement qui s’occupe des patients atteints du covid-19 à Kigali en juin dernier.

Plutôt sympa dans le sens où ils ne réclament pas de "Ségur de la Santé", eux. Autre avantage : ils sont capables d'effectuer entre 50 et 150 tests Covid par minute, prendre la température et détecter si une personne porte un masque. Ils savent égalementsurveiller l’état des patients, la tenue des dossiers médicaux et apporter des médicaments et de la nourriture aux personnes contaminées afin de limiter les contacts avec les équipes de santé.

Fabriqués par la société belge Zora Robotics, ces robots, en grande partie financés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), coûtent un peu plus de 3.000 euros l'unité.