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Travel Testing : la Première Signature de Lyria

Invité par Lyria, j’ai pu tester la Première Signature de Lyria sur l’axe Bâle-Paris.

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David Keller

David Keller

18 juillet 20255 min de lecture

LYRIA travel testing
LYRIA travel testing© Archives DéplacementsPros.com

Le départ : Dimanche 22 Juin, 14h34

Je monte à bord du TGV Lyria ce dimanche après-midi à Bâle, destination Paris Gare de Lyon. Mon billet indique une arrivée prévue à 17h41, soit un trajet d'un peu plus de 3 heures entre les deux villes, à travers les paysages franco-suisses. J'ai été invité à voyager en Première "business", récemment rebaptisée "Signature"…

Premières impressions

En m'installant dans cette fameuse classe "Signature", je dois avouer que l'appellation me semble quelque peu grandiloquente au regard de la réalité. Les sièges gris, un peu tristounets, sont certes confortables, légèrement inclinables et l’espace dont on dispose est plus spacieux qu'en classe standard (mais identique à la Première)… L'ensemble demeure cependant assez terne, dépourvu, en tout cas, de cette touche distinctive qui constitue la promesse d’une "signature".

Si l’écrin n’est pas à la hauteur, l’atmosphère de quiétude, elle, est appréciable. Il faut dire que nous ne sommes que cinq passagers au total dans cet espace dédié. Certes, un dimanche après-midi favorise naturellement cette faible affluence pour une classe avant tout occupée par des voyageurs professionnels… Mais il n'en demeure pas moins - si l’on en croit le témoignage d’un membre du staff - que la Première Signature attire une clientèle internationale calme, avec incomparablement moins de familles et de mouvements (le service à la place y contribue) que dans une voiture standard. 

Puisqu’on évoque le staff, il faut en dire deux mots. Dès notre arrivée dans la voiture, on a pu éprouver l’attention, la disponibilité et la sympathie qui le caractérisent, sans démenti jusqu'à mon arrivée à destination. Ils seront deux membres du personnel à s’occuper de ma voiture Signature durant le trajet. Deux pour cinq passagers, donc. Evidemment, ça aide pour un service soigné.

La restauration : le vrai plus

Étant donné l'heure de départ, j'ai droit à la collation de l'après-midi plutôt qu'au petit-déjeuner. On me sert une pita garnie de crème fromagère concombre, aneth et saumon fumé, accompagné d'un financier framboise en dessert. C’est très bon : la réputation gastronomique du service est confirmée.

La carte des vins témoigne d'une belle audace, n’hésitant pas, à l’image du Lyria, le passage des frontières : côté français, je peux choisir entre un sauvignon blanc Saint-Bris AOP ou un Moulin-à-vent, tandis que la Suisse propose un sauvignon gris Genève AOC ou un Vaud AOC en rouge. Le champagne Pannier complète cette sélection. Pour qui veut rester sobre, des sodas et même un mocktail sont proposés. Toutes ces boissons sont servies à discrétion.

Si j'avais voyagé le matin, je me serais sustenté d’un petit-déjeuner tout aussi soigné avec sa marmelade de fraise au sirop d'amande accompagnée d’une madeleine maison, ses pommes de terre grenaille à la crème de Saint-Agur agrémentées de chips de lard fumé, et son pain compressé garni d’un tartinable de tomate confite et d'un œuf dur mimosa.

Conditions

Mon billet "Première Signature" révèle une approche commerciale flexible : remboursement sans frais jusqu'à 30 minutes après le départ, souplesse de modification à la journée.

Quant aux conditions d’accès à la Première Signature, elles révèlent, elles, une curiosité : la classe est exclusivement dédiée aux trajets internationaux : seuls les voyages transfrontaliers sont éligibles, les trajets purement domestiques, comme un Paris-Mulhouse, en sont exclus. Il y a pourtant un moyen de contourner cette limitation : acheter un billet au départ de Bâle à destination de Paris, par exemple, malgré son départ d’une gare intermédiaire - Mulhouse, par exemple. Un personnel nous indique qu’il n’est pas rare que l’astuce soit mise à profit.

Techno : peu mieux faire

Si des prises électriques sont bien à disposition, l'absence de prises USB constitue une manière d'anachronisme dans un service qui se veut premium. Quant au WiFi, il fonctionne correctement mais sans être extraordinaire, avec des coupures assez fréquentes qui peuvent contrarier le travail ou rendre fastidieuse une visioconférence. 

De quoi inciter à découvrir cette plateforme numérique, accessible via un QR-Code, que Lyria a développée dans le cadre de la modernisation de son offre business. Cette interface propose un contenu multimédia varié avec films et séries, ainsi qu'une possibilité de commander à la place. Ce service étant automatiquement assuré en Première Signature, cette innovation profite donc aux passagers de Première (“tout court”).

Mon verdict

Cette expérience en Première Signature est indubitablement positive mais elle laisse comme un goût d’inachevé : une restauration si authentiquement soignée et un service si attentif, mériteraient de se déployer dans un autre cadre. Dès lors, le nom "Signature" peut paraître quelque peu présomptueux au regard de l'agencement de la voiture, de son mobilier et de sa décoration (inexistante, en fait). 

Mais l'essentiel réside ailleurs : dans ces trois heures de voyage entre Berne et Paris, j'ai goûté à un confort certain et à une attention personnalisée qui transforme le déplacement en une parenthèse agréable, propice au travail, à la réflexion ou à la détente. Même si le contexte dominical a vraisemblablement contribué à ce sentiment de sérénité.

La Première Signature de Lyria tient ses promesses pour qui recherche calme, restauration et service de qualité, même si ce verdict mérite d'être évalué à l'aune du tarif réel de ce trajet : quelque 180€ en prix d’entrée.

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