Très directement, la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien va toucher toutes les entreprises qui avaient décidé de mettre un pied en Iran. Même si les Européens protestent, tempêtent, veulent s’organiser pour protéger leurs entreprises, tous les contrats libellés en dollars et toutes les entreprises ayant une activité aux Etats-Unis sont dans le collimateur de Washington et susceptibles de sanctions américaines pour vouloir commercer avec Téhéran. Et cela concerne aussi les compagnies aériennes qui veulent desservir Téhéran ! Libeller les contrats en Euros peut être une façon de s’en sortir, mais rares sont les entreprises qui, voulant travailler avec l’Iran, ne sont pas également en affaires aux Etats-Unis. Airbus, Total, Alstom et même AccoHotels sont les premières sur la liste, mais nombre de PME sont également concernées.
Le volet 2 de la décision américaine, c’est le pétrole. En sanctionnant l’Iran, Trump essaie de couper sa capacité à vendre son pétrole. Renchérissant ainsi de fait l’or noir sur le marché mondial. Même si Téhéran a depuis longtemps trouvé des parades, les spéculateurs s’inquiètent et font grimper le prix du baril. De quoi freiner la croissance économique européenne mais pas celle des Etats-Unis, qui sont producteurs et dont les coûts de production deviennent plus rentables à partir d’un pétrole à 80-85 dollars le baril.



