La très violente épidémie d'Ebola entre 2013 et 2016 a laissé de nombreuses traces, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Cette fois le virus a été confirmé à Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d'habitants de la province de l'Equateur dans le nord-ouest de la RDC qui connait un intense trafic économique avec Kinshasa, la capitale, d'où l'alerte des autorités sanitaires. Mbandaka est au carrefour de plusieurs cours d'eau, notamment le fleuve Congo et la rivière Oubangui, et approvisionne Kinshasa en poisson et gibiers par le fleuve.
Vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS, Peter Salama, avait averti que "si nous voyons une ville de cette taille (Mbandaka, ndlr) infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure". L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) évoque une "situation très préoccupante". Selon un correspondant de l'AFP sur place, aucune disposition particulière n'est prise par les autorités sur le terrain pour contrôler les déplacements entre Mbandaka et Bikoro d'une part et entre Mbandaka et Kinshasa d'autre part.



