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In Extenso Deloitte : un mois de décembre marqué par le mouvement des Gilets Jaunes


Comme c'était attendu, l'hôtellerie française a connu un mois de décembre très compliqué. Le secteur, impacté par le mouvement des gilets jaunes, a enregistré d'importants replis du taux d'occupation sur tous les segments. Les établissements Luxe, Haut de gamme et Super-économique ont été les plus touchés, affichant des RevPAR en baisse respectivement de 12%, 4% et 1%.



iStock Brian Jackson
iStock Brian Jackson
Les hôteliers français ont souffert en décembre 2018. Le baromètre In extenso-Deloitte remarque "alors que l’industrie du tourisme se relevait enfin après les attentats de 2015-2016, les mouvements sociaux, lancés depuis le mois de novembre, sont venus perturber la belle reprise des dix premiers mois de l’année. Alors que tout indiquait que 2018 finirait avec tous les voyants au vert, l’année se clôture finalement avec un recul des taux d’occupation sur l’ensemble des catégories (entre 1% sur la catégorie Économique et 7% sur le Luxe), les catégories supérieures étant les plus touchées".

Paris impactée par le mouvement des gilets jaunes
Les scènes de violence, relayées par les médias lors des manifestations des gilets jaunes, ont détourné les visiteurs de Paris. L'hôtellerie a enregistré d'importantes annulations en décembre, ainsi qu'une baisse notable du nombre de réservations. "Ces conséquences négatives devraient se poursuivre en début d’année 2019", prévient le baromètre.

Globalement à Paris, toutes les catégories affichent un taux d’occupation en baisse. Plus, on monte en gamme et plus cette tendance est marquée : -3% sur la catégorie Économique à -19% sur la catégorie Luxe et Palace. Bien que certaines catégories compensent ce recul avec une hausse de leur prix moyen (+10% sur le segment Économique et +7% sur le Milieu de gamme), les progressions de RevPAR ne sont pas à la hauteur des attentes. Les catégories supérieures de la région Île-de-France présentent ainsi des RevPAR en recul de 9% et 20%.

Toutefois, malgré ce coup d’arrêt, l’année 2018 reste globalement positive pour l’hôtellerie francilienne avec des données cumulées en hausse sur toutes les catégories par rapport à 2017.

La province toujours touchée, mais moins qu'à Paris
Les hôteliers en régions, déjà impactés par le mouvement en novembre, ont encore enregistré un recul de leurs activités en décembre. Par contre, si la plupart des catégories affichent un repli de leur taux d’occupation, il reste modéré et ainsi plus aisément compensé par la progression des prix moyens. "De fait, et malgré une mauvaise conjoncture nationale, les catégories Économique, Milieu et Haut de gamme parviennent à enregistrer un RevPAR en progression par rapport à l’année précédente (entre 1% et 2%). La catégorie Luxe est la catégorie la plus touchée avec une double baisse de son taux d’occupation et de son prix moyen menant à une chute de 4% de son RevPAR (contre-20,2% à Paris)". Les effets des mouvements sociaux se sont donc faits moins ressentir en régions.

Malgré les difficultés rencontrées fin 2018 - en données cumulées - la tendance reste positive sur l'année.

Les hôtels de la Côte d'Azur toujours en difficulté
La fin de l'année 2018 aura été difficile pour la Côte d'Azur. Après un très mauvais mois de novembre, l'hôtellerie est toujours à la peine. La baisse importante de la fréquentation (entre -9,7% et -1,2%) est laborieusement contrebalancée par les prix moyens qui progressent sur la quasi-totalité des catégories (Haut de gamme +3,8%, Eco +1,7% et Super-Eco (1,2%). Mais ces améliorations ne permettent pas à faire augmenter les RevPAR en déclin sur l’ensemble des catégories, à l’exception du Haut et Milieu de gamme (+2,6% et +1,4%).

Toutefois, le baromètre remarque "l’agglomération de Nice semble faire exception à cette tendance avec des RevPAR en progression".