L’État planche sur les déplacements domicile-travail

Les voyages d'affaires sont parfois une source d'angoisse pour les collaborateurs mais - entre les bouchons, la météo, les accidents ou encore le coût - les trajets domicile-travail sont souvent plus problématiques en réalité. Le gouvernement propose ainsi d'entamer une discussion avec les partenaires sociaux et les collectivités locales sur l’accompagnement et l'amélioration de ces trajets du quotidien.

Le gouvernement veut faciliter les déplacements domicile–travail. Il a ainsi proposé aux partenaires sociaux et aux associations d’élus de travailler ensemble pour améliorer la complémentarité des actions menées par les entreprises, les collectivités et l'état.

Le communiqué publié le 30 janvier 2019 explique "L’action en faveur des déplacements domicile-travail repose fortement sur une bonne complémentarité entre les dispositifs mis en place localement par les entreprises, les collectivités et l’État. Si cette action conjointe est opérante en milieu urbain (investissements publics, versement transport, participation des employeurs aux frais d’abonnement de transport en commun, etc.), elle est plus difficile à mettre en œuvre dans les territoires périurbains ou ruraux qui souvent ne bénéficient pas d’offre de transport en commun".
 
Ce cycle de réunions de travail va être mené dans les prochaines semaines, afin d’aboutir à des mesures d’ici la fin du mois de février, dont les dispositions législatives pourront se traduire dans le projet de loi d’orientation des mobilités, présenté fin novembre 2018.

Pendant les rencontres, il sera entre autres proposé aux partenaires sociaux et les collectivités locales d'inscrire la mobilité comme un thème régulier du dialogue social en entreprise. Les participants seront aussi "invités à travailler à l’extension de l’accompagnement des modes vertueux (covoiturage, vélo,…), afin de favoriser leur usage en complément des transports en commun". Ils plancheront aussi sur les dispositifs permettant d’accompagner les salariés qui n'ont d'autre solution que le recours à l’usage individuel de la voiture.