Il n’est pas rare que des rendez-vous professionnels soient ratés en région parisienne en raison de pannes sur le RER ou le Transilien. La Cour des comptes s’inquiète de la situation et des conséquences globales pour l’économie d’Ile de France. Dans un deuxième rapport sur le train en Ilde de France, 5 ans après le premier, elle donne des bons points mais aussi des mauvais points.
Bons points pour le STIF, syndicat des transports d’Ile de France, grâce à de nouvelles relations établies par contrat avec la SNCF et la RATP. Le principe des « bonus/malus » qu’il applique a un peu amélioré la situation. Mais on est loin du compte et c’est là que la Cour sort le carton rouge. D’abord elle constate que les malus versés par la SNCF au Stif, justement pour non-respect des objectifs, ont été multipliés par trois depuis 2010 passant de 6,3 à 19,5 millions d'euros en 2014, preuve d’un dis-fonctionnement qui s’amplifie. Malgré des investissements accélérés ces toutes dernières années, 40 % des voies et 30 % des aiguillages ont plus de 30 ans en Île de France. Selon les rapporteurs, "Les incidents techniques liés à la vétusté des installations ne connaîtront pas une diminution significative avant au moins dix ans".



