Au moment même où la SNCF risque fort de devoir augmenter ses prix PROS pour faire face aux commandes "obligées" de TGV pour sauver Alstom, Franck Lacroix - directeur des TER au sein de SNCF Mobilités - présentait ce jeudi lors d'une conférence de presse un plan pour lutter contre la tendance dessinée depuis plusieurs années dans les trains régionaux. Avec un trafic en baisse et des coûts en hausse, "l'équation économique est en danger", avoue le patron des TER qui reconnait un "défaut d'attractivité de notre offre".
Côté chiffres, environ 7.000 trains et 1.300 cars TER transportent chaque jour 900.000 passagers, dont une moitié d'abonnés. Après un bond de 50% en dix ans, le nombre de voyageurs a baissé de 4,4% entre 2012 et 2015. La tendance se poursuit, autant pour des raisons de coût que de fréquences ou de confort. La voiture est clairement la concurrente du TER. Malgré les "plans de performance" de la SNCF et une inflation quasi nulle, malgré la baisse de fréquentation aussi (ou à cause d'elle ?) le montant facturé aux régions augmente toujours: sur 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 2,9 milliards proviennent désormais des régions.



