La hausse des redevances aéroportuaires d’ADP a été rejetée

L'Autorité de Supervision Indépendante des redevances aéroportuaires (ASI) a refusé l'homologation des tarifs proposés par ADP pour 2019. Les compagnies aériennes – très agacées par la hausse voulue par le gestionnaire de Roissy et Orly – se félicitent de cette décision.

L'ASI n'a pas validé les tarifs aéroportuaires voulus par ADP pour 2019 qui consiste en une hausse des redevances de 2,957% à Roissy et Orly. L'organisme explique "L'augmentation proposée par ADP du niveau des redevances aéroportuaires n'est pas acceptable dans la mesure où le produit global des redevances de service public aéroportuaire sur le système d'aérodromes auquel elle conduit dépasse le coût des prestations servies". Il ajoute "les produits attendus de la redevance pour mise à disposition des installations fixes de fourniture d'énergie électrique pour les aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle excèdent manifestement les coûts afférents".

La décision de l'ASI a été très bien accueillie par les compagnies aériennes avaient rejeté à l’unanimité la proposition tarifaire d’ADP en novembre dernier.

La CSTA, membre de la FNAM, salue "la décision de l’ASI de refuser d’homologuer les tarifs d’ADP" et rappelle "Sur la période 2015-2017, ADP a augmenté son chiffre d’affaire aéronautique de 8%, soit une moyenne de 4% par an, alors que le trafic passager n’a augmenté en moyenne que de 3% par an sur CDG et ORY".

L'association SCARA de son côté se félicite que "ses arguments aient été entendus qui démontrent en quoi les niveaux tarifaires exigés par certains aéroports sont insensés et pénalisent les compagnies aériennes françaises".

Elle espère qu'"ADP saura prendre en compte cet avis de l'ASI et les considérations qui y sont développées pour proposer de nouveaux tarifs 2019 plus en phase avec les attentes de ses clients compagnies aériennes, à savoir des tarifs en baisse significative après des années de hausses continues" et "qu'une discussion soit engagée rapidement entre l'Etat et les compagnies aériennes pour poser les principes d'une nouvelle gouvernance régissant les contrats de régulation économique à la lumière des débats qui ont eu lieu lors des Assises du transport aérien".