Le syndicat mixte de l'aéroport de Lannion a décidé de ne plus financer le déficit de la ligne Lannion-Paris qui s'arrêtera le 22 mars au soir. L'appel d'offres lancé par le concessionnaire avait bien convaincu deux opérateurs de candidater mais le recul de fréquentation provoqué par les aléas du dernier semestre ont dissuadé les voyageurs eux-mêmes, qui ont pris d'autres habitudes dont celle de la LGV. Le déficit devenait abyssal.
Le président de Twin Jet n'a pas candidaté au dernier appel d'offres (seuls Regourd et Chalair ont présenté un dossier) mais il connait bien la ligne pour avoir contesté en justice son attribution à Chalair à l'automne. Et il ne décolère pas. Dans un communiqué,Olivier Manaut considère que la ligne a été tuée par le "choix d’avion ridiculement trop gros". Et il met directement en cause le patron du syndicat mixte de l'aéroport : "Depuis le début de cette procédure de renouvellement d’opérateur de service sur la route Lannion-Paris, la volonté du syndicat mixte gérant l’aéroport de Lannion conduit par M. Erven Léon est très claire : mettre coûte que coûte des gros avions … là ou un avion de plus faible capacité et moins onéreux était largement suffisant".



