Précurseur dans le domaine du low-cost long-courrier, Norwegian est considérée par beaucoup comme un épouvantail. Un ogre... aux pieds d'argile si l'on en croit la perte enregistrée en 2017. Le développement a un coût, et la compagnie a enregistré 135 millions d'euros de pertes à la cloture de l'année. Mais Bjorn Kjos reste optimiste et les prévisions de 2018 lui semblent bonnes, trop peut-être car il redoute un "succès massif" auquel la compagnie ne pourrait répondre. "Norwegian Air aura" selon lui en 2018 "l’expansion la plus importante du transport aérien avec de nombreuses ouvertures de lignes".
Notons que la compagnie veut désormais séduire les voyageurs d'affaires et devrait annoncer dans l'année une série d'avantages qualifiés de "stratégiques" vers les Etats Unis avec des billets à petits prix. En France, elle double ses liaisons pour New-York en desservant Newark par exemple. La montée en puissance des sièges Premium dans le 787 (21 places sont prévues) donne le ton de l'ambition de la compagnie. "Avec plus de vols nous offriront plus de flexibilité et une meilleure adaptation horaire", souligne Bjorn Kjos qui veut aussi développer l'Asie, "là où vont les business travellers européens".



