Mobilité intelligente : quel avenir pour la France ?

Quid des mobilités dites "intelligentes" pour l'avenir de nos déplacements professionnels ? Entre transition écologique et besoins économiques, de nombreux enjeux s'additionnent. Les voyageurs d'affaires y sont sensibles mais ils ont aussi la nécessité de se déplacer. Les technologies mobiles les aident à gérer ces déplacements.

A l’heure du tout numérique, les tablettes, les montres connectées et nos téléphones portables nous accompagnent partout où nous allons. Aujourd’hui, le développement de ces technologies permet aux territoires d’améliorer la qualité des services urbains et contribue à rendre la ville plus efficiente et plus agréable à vivre. On parle alors de ville intelligente ou de ville connectée et j’imagine déjà que 2018 apportera de nombreuses surprises à la smart city française.

Une étude des métropoles les plus connectées, lancée fin 2017, a démontré que les trois plus grandes métropoles françaises – Paris, Lyon et Marseille – sont arrivées en 20e, 59e et 74e positions.
En France, nous avons donc encore du chemin à faire mais les nombreuses initiatives montrent aussi l’intérêt accordé par nos collectivités et nos entreprises à la transformation numérique qui est en marche.

Un exemple concret de smart city à la française

Le retard accumulé ces dernières années sera vite rattrapé. Suite à la réforme de décentralisation du stationnement payant, un coup d’accélérateur est donné partout en France à la mobilité intelligente. La mise en application le 1er janvier 2018 de cette réforme a nécessité un changement structurel de la gestion et du contrôle du stationnement pour les collectivités. De nombreuses villes ont naturellement fait le choix de se tourner vers des solutions de gestion plus « smart » telles que les horodateurs intelligents, les solutions de paiement par téléphone mobile ou encore les véhicules qui contrôlent le bon paiement du stationnement via des caméras embarquées.

Cette modernisation qui passe par les outils connectés est primordiale pour permettre aux villes d’être plus performantes et efficaces. La collecte des données sera un levier important pour optimiser, anticiper et simplifier la gestion du stationnement des services municipaux mais elle leur permettra aussi d’offrir aux usagers de nouveaux services en leur redistribuant une information pratique et pertinente.

Prenons pour exemple les applications mobiles qui aident les usagers à trouver une place de parking et à la payer. Elles offrent un double avantage : d'une part, elles permettent aux automobilistes de gagner un temps précieux, mais fournit aussi des informations en temps réel aux collectivités sur l’état des lieux du stationnement. L’analyse de ces données permet d’optimiser leur politique de stationnement et de quantifier les effets des mesures qu’ils envisagent. Ces mesures peuvent être de nature très diverse : d’un changement tarifaire dans une zone à la création de nouvelles places de stationnement réglementées dans d’autres.

Tous ces aspects ont une influence considérable sur l'amélioration de la mobilité urbaine avec pour but de fluidifier le trafic et de soulager les conducteurs à la recherche de places libres. Mais ce qui est loin d’être anodin c’est que cela contribue aussi à la protection de l’environnement en freinant naturellement les émissions de CO2 des véhicules.

A Reims, ils modulent leur stationnement

A Reims, la ville propose depuis moins d’un an une solution de paiement mobile du stationnement. Déjà 20 % des conducteurs rémois ont adopté l’application smartphone pour moduler leur temps de stationnement. Le ticket moyen s’en voit augmenté car les automobilistes paient en fonction de leurs besoins et plus en fonction de la monnaie qu’ils ont en poche. Le paiement est plus spontané car plus pratique, la perte de temps et le stress de se rendre à l’horodateur en moins. La ville fait de son côté des économies sur les coûts de fonctionnement de ses horodateurs qui sont moins sollicités : moins de consommables, de pannes, de maintenances, de collecte de fonds… Sans oublier que les horodateurs peuvent être plus espacés puisqu’une solution alternative de paiement sans déplacement est disponible, même depuis sa table de déjeuner. C’est avantageux pour tout le monde !

Cet exemple peut paraître une goutte d’eau dans l’océan de la mobilité intelligente, mais il faut bien commencer. Les voitures plus intelligentes connectées à nos smartphones, les technologies qui nous guident dans la recherche d’une place de stationnement, les applications qui nous permettent d’entrer et sortir des parkings sans avoir à prendre de ticket… sont des services déjà disponibles. Ce n'est pas de la science-fiction, c’est la réalité que nous offre le numérique.




Julie Ludmann entre chez Mobile City où elle découvre l'univers du paiement mobile de stationnement. Après cinq ans, dont trois comme responsable grands comptes France, Mobile City est rachetée par le groupe suédois EasyPark.

Aujourd'hui présent dans 11 pays et 700 villes en Europe, EasyPark a pour mission d'aider les collectivités à fluidifier le trafic au sein des villes. A seulement 28 ans, le groupe confie à Julie Ludmann la direction de la France