Neige et verglas : vous avez le droit de rester chez vous

Le Code du travail prévoit le "cas de force majeur" pour les salariés qui ne peuvent pas se rendre à leur lieu de travail ou réaliser un déplacement professionnel, mais il est impératif de prévenir son employeur ! Et vous risquez de perdre une journée de salaire.

Les conditions d'enneigement sur un quart de la France peuvent justifier votre absence au travail ou votre renoncement à effectuer un déplacement professionnel. "L'absence ou le retard du salarié en cas d'intempéries (tempêtes, fortes chutes de neige...) n'est pas une faute s'il lui est impossible de se rendre au travail", précise le site officiel Service-Public. Routes impraticables et transports en commun bloqués répondent à cette définition mais encore faut-il pouvoir prouver cette force majeure. Dans Le Parisien Me Eric Rocheblave, spécialiste du droit du travail suggère de tout imaginer : "un selfie avec sa voiture bloquée par des congères, des coupures de presse, dans le cas où le phénomène météo est hyperlocalisé".

Dans le principe, vous perdrez la journée de travail et ses éventuelles primes, sauf à télétravailler ou à récupérer le temps de travail. Ou encore si vous mettez en avant un "droit de retrait", prévu dans l’article 4131-1 du Code du travail en cas de danger grave et imminent lors d'un déplacement professionnel. L'employeur est alors tenu de rémunérer son salarié. "S’il estime qu’il est dangereux de prendre l’autoroute verglacée, le salarié peut exercer son droit de retrait, il peut également refuser un déplacement professionnel", détaille Me Eric Rocheblave. Mais là encore, il faut prévenir l'employeur, par exemple par un mail (à conserver).