Le projet n'avait pas séduit Bertrand Mabille et on peut imaginer que son départ n'a été qu'une succession de désaccords avec la vision du groupe. D'autant que dès octobre dernier, les premières rumeurs d'une restructuration massive avaient été évoquées aux USA. Jointe à cette époque, la direction européenne du groupe n'avait pas souhaité démentir l'information, se limitant à évoquer le changement de modèle pour les TMC et "une réadaptation nécessaire aux nouvelles attentes des clients".
A l'évidence, l'annonce d'un nouveau plan social est la suite logique d'une mauvaise passe économique. Principale concurrente, Amex GBT a su investir massivement ces deux dernières années pour récupérer un grand nombre de budgets gérés par CWT. On estime aujourd'hui que près de 20% des clients de CWT France ont été perdus depuis 2015.



