Qatar Airways sommée de ne pas licencier les hôtesses enceintes

Si Qatar Airways a été nommée meilleure compagnie aérienne 2015, le 16 juin 2015, ces chances d'être nommée employeur de l'année sont plus minces. Le transporteur du Golfe a été condamné publiquement pour discrimination par l'Organisation Internationale du Travail, une agence de l'ONU. Elle lui reproche de licencier systématiquement les hôtesses lorsqu'elles sont enceintes.

L'Organisation Internationale du Travail (OIT) exige la modification du contrat de travail des hôtesses de Qatar Airways. Le document, actuellement signé par le personnel navigant féminin de la compagnie, permet à l'entreprise de les licencier dès que la direction est prévenue de la grossesse. Cette mesure est semble-t-il automatiquement appliquée pour les PNC. L'instance onusienne rejette l'argument de protection pour la santé des salariées, avancé par le transporteur. "Les mesures de protection doivent comprendre une action pour assurer que l'employée ne perd pas son emploi pendant sa grossesse ni son occupation", estime-t-elle.
L'OIT réclame également au gouvernement du Qatar qu'il "prenne des mesures pour encourager la compagnie à faire tous les efforts pour trouver un emploi de substitution temporaire pour les membres d'équipage qui ne peuvent plus voler ou leur proposer un congé".

L'OIT n'est pas la première organisation à remettre en cause les conditions imposés aux salariées de Qatar Airways. C'est l’International Transport Workers’ Federation (ITF) qui avait révélé, en septembre 2013, que le contrat présenté aux femmes indiquait précisément que "L’employeur a le droit de résilier le contrat de travail à partir de la date de notification de la grossesse. L’omission de l’employée ou la dissimilation de l’événement doivent être considérés comme une rupture de contrat".