Après la publication d'un communiqué commun en réponse à la médiation, la préparation d'une riposte musclée est en cours. La raison de cette colère ? Le renforcement des contrôles permanents des VTC par les forces de police : décisions arbitraires, amendes injustifiées, retards volontaires. Bref, la coupe est pleine. "Le médiateur (NDLR Laurent Grandguillaume) a toujours favorisé les taxis et ne se rend pas compte que nous pouvons faire pire qu’eux pour bloquer Paris ou Lyon", affirme un représentant de chauffeurs qui souhaite rester anonyme. "Nous n’allons pas mourir sans rien faire", affirme un autre syndicaliste qui condamne une fois de plus "un Etat faible qui accepte de financer les licences de taxis pourtant fournies gratuitement à l’origine". Pour beaucoup de VTC, "Ce sont les taxis eux-mêmes qui ont créé le système des licences vendues très chères et ils veulent que leur business soit aujourd’hui payé par de l’argent public".
Autre source de colère, la non application du forfait aéropor t contesté par des organisations de taxis et que beaucoup n’appliquent pas. D’autant que l’on a appris que le médiateur était prêt, il y a deux jours encore, à demander le report de l’application de cette mesure. "Ils n’en veulent pas ? Dommage pour eux", explique un opérateur VTC, "car c’est ce type de décision qui fait que les entreprises nous choisissent. Nous sommes moins chers, quelle que soit la circulation et nous offrons un vrai service".



