«Coésio se met en Seine» : les destinations francophones de congrès sur le pont

Les perspectives sont toujours incertaines, dans les semaines à venir, pour les palais, centres et bureaux des congrès francophones. Les adhérents de Coésio n’en cessent pas moins de préparer la reprise Post-Covid.

Créée par des directeurs de Palais des Congrès il y a plus de 35 ans, Coésio (anciennement Association Internationale des Villes Francophones de Congrès) a organisé une mini-croisière sur la Seine ce jeudi, à bord du bateau L’Éphémère. L’événement – dont c’était la cinquième édition et qui était initialement prévu en juin dernier – a rassemblé 15 destinations de congrès en France et autant d’organisateurs de congrès, dans le cadre de rencontres en one-to-one. «Un beau succès dans le contexte actuel», s’est félicité Odile Delannoy, la présidente de Coesio et directrice adjointe de l’Office de tourisme et des congrès de Mandelieu-la-Napoule.

Comme les autres acteurs de la filière événementielle, les palais des congrès ont pris de plein fouet l’épidémie de Covid-19. «Nous aurons perdu cette année environ 70% de notre activité, par rapport à 2019, a déploré Thierry Bottard, directeur du Pôle Attractivité Mice de Destination Nancy et trésorier de Coesio. Nous avons constaté ces derniers temps une reprise sur des formats réduits, avec des événements de 30 à 50 personnes là où les jauges sont dix fois supérieures. Et nos 60% d’événements nationaux ont été remplacés par des événements à 80% régionaux».

Avec la circulation plus active du virus et le récent classement du Nord en zone rouge, Yannick Delater, Chargé de développement commercial du Dunkerque Kursaal, craint en revanche que le nouvel élan ne soit stoppé net. «Nous pourrions repasser au chômage partiel en novembre si les événements d’octobre ne se font pas» prévient-il.

Odile Delannoy

Coésio rassemble aujourd’hui 69 membres, soit 46 palais et centres de congrès et 23 bureaux des congrès. Parmi ceux-ci, neuf destinations francophones, la Suisse, la Belgique, le Luxembourg, le Sénégal (Dakar) et la Côte d’Ivoire (Yaoundé). «Nous avons enregistré huit entrées récentes (*). Bordeaux devrait bientôt nous rejoindre. Et des discussions avancées sont en cours avec Montréal », précise Odile Delannoy.

Coésio s’emploie depuis plusieurs mois à s’adapter à l’après Covid-19. L’association entend notamment aider ses membres à se renforcer sur le digital et la dématérialisation, phénomène amené à perdurer après la crise. Le Centre Expo Congrès (CEC) de Mandelieu-La Napoule, dirigé par Odile Delannoy, a d’ailleurs lancé récemment deux services innovants, un studio de streaming baptisé Studio Azur, ainsi qu’une Social Network Room permettant d’élargir le rayonnement des événements (lire aussi notre article de juin dernier).

L’application Coésio, développée par Gooméo, vise par ailleurs à permettre une meilleure information sur l’actualité de l’association et ses événements, et également à améliorer les échanges entre adhérents. Le nouveau site internet coesiocongres.com devrait pour sa part être lancé pour la fin de l’année 2020. On signalera enfin l’édition du document très pratique «Organiser un événement – Pas si compliqué ! Juste un peu de méthode… ».

(*) Palais des Festivals et des Congrès de Cannes, Nice Acropolis Palais des Congrès, Genève Bureau des Congrès, Montreux Music & Convention Centre, Luxembourg Convention Bureau, Palais des Congrès et des Expositions de Perpignan, Brest Metropole Tourisme, Palais des Congrès de Versailles.