France : la croissance du trafic aérien ralentit

En ce début 2019, la tendance est toujours à la hausse dans le ciel français. Le trafic aérien a affiché une croissance globale de 3,4% en janvier. S'il s'agit d'une performance honorable, elle marque toutefois un ralentissement important par rapport au dernier trimestre 2018 (+5,1% en décembre, +6,7% en novembre, +6,9% en octobre).

La DGAC vient de publier son baromètre mensuel du trafic aérien TendanCiel. Globalement, on a observé une décélération de la croissance en janvier 2019. Le trafic aérien de la France a progressé de 3,4%, soit 1,7 point de moins qu'en décembre, ou même une hausse deux fois moins importante qu'en octobre (6,9%).

Dans le détail, le marché intérieur reste bien orienté (+2,1%). Toutefois, le contraste entre l'activité au départ de Paris et celle en Province devient plus vif. En effet, les lignes transversales ont encore progressé (+10,2%) tandis que les liaisons desservant la capitale ont présenté pour le troisième mois consécutif des chiffres en repli (-1,8%).

L'international, moteur de la croissance en France
En janvier 2019, le trafic international a conservé son rôle moteur dans la croissance (+3,7%). Le rapport TendanCiel ajoute "il constitue également le principal marché affecté par le ralentissement de la croissance des deniers mois, une tendance à laquelle échappe cependant l’Amérique (+8,2%), dont le net regain d’attractivité depuis le printemps dernier ne se dément pas".

L’Asie a enregistré pour sa part une progression de +4,3%, portée par les bonnes performances réalisées sur l’Extrême-Orient, et notamment la Chine (+14,0%). L’Afrique suit avec une croissance de +3,3%. Si la Tunisie (+11,3%) et le Maroc (+8,8%) se sont montrés particulièrement en forme, l’Algérie peine (-7,9%).
L’Europe (UE28) affiche la hausse la moins importante du mois de janvier (+2,6%) avec une forte croissance en Turquie (+9,3%) et une stagnation du marché britannique (-0,1%).

Moins de retards en janvier
Côté ponctualité, le secteur aérien a bien débuté l'année 2019, avec pour le second mois consécutif une amélioration des indicateurs. Le taux des vols retardés de plus d'un quart d'heure au départ s’est élevé à 22,4%, soit 1,4 point de moins qu'en janvier 2018. De plus, le retard moyen au départ (tous vols confondus) a été ramené à 12,8 minutes, soit 0,5 minute de moins que l'an dernier.