Événementiel : Unimev salue les annonces du gouvernement mais en attend plus !

L’Union française des Métiers de l’Événement, anticipant une dégradation de l’activité début 2022, souhaite un nouveau train de mesures dont le remplacement des «coûts fixes» par la «couverture du manque à gagner».

«Le gouvernement est à l’écoute, preuve en est ces annonces d’aides bienvenue après une fin d’année très morose pour l’événementiel professionnel. Toutefois, celles-ci n’apportent pas toutes les réponses nécessaires dans un contexte encore fortement dégradé». Dans un communiqué, Renaud Hamaide et Pierre-Louis Roucaries, co-présidents d’Unimev, demandent ainsi à rencontrer au plus vite le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, afin de « construire ensemble les mesures des temps à venir».

Comme nous l’avons détaillé hier (notre article Événementiel : des aides aux coûts fixes accordées en décembre), Bercy vient en effet d’annoncer ses mesures d’accompagnement économique pour les entreprises affectées par la cinquième vague. Mais l’Unimev, forte de 450 entreprises et associations adhérentes (80 % du marché de l’événementiel en France), considère que ces mesures ne sont pas adaptées si la situation perdure.

Si la mesure « coûts fixes » est adapté au secteur, d’après les acteurs événementiels, le seuil d’éligibilité est en revanche trop élevé pour déclencher l’aide d’urgence que la profession réclame en compensation des annulations qu’elle subit du fait des annonces nationales et internationales.

Avec la suspension des « moments de convivialité en entreprise » de cette fin d’année, la baisse d’activité des adhérents d’Unimev, bien que très importante, n’atteint pas les seuils de déclenchement des aides calibrés pour une période de quasi-interdiction. Pour l’association, il est désormais nécessaire d’envisager des aides tangibles et complémentaires et prolongées dans le temps « car les conditions vont continuer à se dégrader début 2022 ».

Unimev souhaite des mesures complémentaires, au moins pour les trois prochains mois, à savoir :
. Le remplacement de la mesure « coûts fixes » par la mesure « couverture du manque à gagner » approuvée par la Commission européenne et d’ores et déjà mise en œuvre dans d’autres pays européens.
. La mise en place du chômage partiel sans reste à charge avec un seuil d’éligibilité de 50% de perte de CA.
. L’exonération des charges patronales et la mise en place de l’aide aux paiements des charges salariales entre décembre et février 2022, pour le secteur de l’événementiel, S1 et S1 bis et sans condition de perte de CA.