Selon le Global Travel Agent Report 2026 publié par Amadeus, parmi les 756 agences de voyages interrogées (toutes catégories confondues) 67% d'entre elles déclarent une hausse de leur activité business travel. Réalisée entre avril et juin 2026, l'étude mondiale confirme surtout le rôle primordial du GDS dans la construction des voyages. Les agents déclarent s’y connecter plus de 6 fois par jour, y passer près de 8 heures et sont 43% à affirmer utiliser davantage le GDS qu’il y a deux ans.
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Le rapport montre surtout que les agents ne veulent plus travailler avec des informations incertaines : 94% considèrent la parité tarifaire comme très importante, et 63% déclarent qu’ils réserveraient ailleurs si les prix sont incohérents. Même constat pour la qualité des données puisque près de 9 agents sur 10 consultent les descriptions hôtelières lorsqu’ils recherchent ou finalisent une réservation. Les informations sur les chambres, les services, les équipements, les conditions tarifaires ou la localisation doivent être suffisamment précises pour permettre une décision rapide. Pour un agent travaillant dans une TMC, une description incomplète n’est pas seulement un problème de confort de lecture, elle peut rendre impossible la comparaison entre deux offres ou provoquer une mauvaise recommandation au client.
Le blended travel change la logique de réservation
En parallèle, l'étude révèle que les voyages combinant voyage professionnelle et personnelle (bleisure) représentent 30% des réservations des agences. Une donnée vouée à progresser et cette évolution crée de nouvelles opportunités commerciales pour les fournisseurs, mais elle complique aussi la gestion côté entreprise. Il faut distinguer les dépenses professionnelles et privées, déterminer les règles applicables après la fin de la mission et clarifier la responsabilité de l’employeur.
L’IA accélère la préparation des voyages
L’intelligence artificielle s’installe, elle, rapidement dans le quotidien des agents. Plus de 3 agents sur 4 déclarent utiliser des outils d’IA, tandis que plus de 4 sur 5 se sentent à l’aise avec leur utilisation pour accompagner une décision de réservation. Les usages les plus cités sont directement liés au travail de préparation. 48% des agents voient un intérêt dans les suggestions de prix, 47% dans les recommandations hôtelières, et 40% dans la comparaison des contenus.
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Pour le corporate travel, une IA pourrait aider à repérer un tarif flexible, à comparer les conditions de plusieurs hôtels ou à identifier l’offre la plus cohérente avec les besoins d’un voyageur. Mais la qualité de ces recommandations dépendra directement de la qualité des données disponibles dans les systèmes de réservation. Le rapport montre aussi que l’IA ne remplace pas encore l’agent. Elle intervient surtout comme un outil de recherche, de synthèse et de productivité. La responsabilité de la recommandation et la gestion des situations complexes restent humaines.
La fidélité conserve son influence
De leur côté, les programmes de fidélité continuent de peser sur les décisions : 92% des agents renseignent les numéros de fidélité des voyageurs au moment de finaliser les réservations, et 67% accèdent aux tarifs fidélité directement dans le GDS.
Cette donnée est particulièrement importante dans le cadre d'un déplacement professionnel, où les préférences du salarié peuvent parfois entrer en tension avec la politique de l’entreprise ou les accords négociés avec certains fournisseurs. Le voyageur veut conserver ses avantages, tandis que l’entreprise cherche à maîtriser ses dépenses et à orienter les réservations vers des partenaires référencés. Le rapport indique que 49% des agents estiment que la fidélité influence la direction de la réservation. Les programmes individuels restent donc un facteur de décision, même dans un environnement où le voyage est payé ou encadré par l’entreprise.