L’édito de Gobert : IATA, toujours à la pointe du progrès !

Jamais en panne de bonnes idées, Alexandre Begougne de Juniac, Directeur Général de cette excellente association des compagnies aériennes, IATA réclame les tests obligatoires… et rapides !

Décidément, cet homme m’étonnera toujours. Après avoir présidé, brièvement, aux destinées d’Air France, avec le succès qu’on lui connait, Alexandre Begougne de Juniac (les voies du seigneur sont impénétrables) s’est retrouvé nommé Directeur Général de Iata.

Ça, c’était avant la crise sanitaire

Avec l’arrivée de Covid, le job qui promettait d’être une agréable sinécure, s’est transformé en une redoutable galère pour l’ensemble des compagnies aériennes mondiales et membres de IATA.

Catastrophe pour les compagnies aériennes qui, du jour au lendemain, ont non seulement annulé la quasi-totalité de leurs vols mais surtout se sont retrouvées face à la possibilité de faillite…

Du coup, Begougne de Juniac s’est révélé. Pas question de rembourser les passagers dont les vols avaient été annulés, nous allons leur offrir des avoirs. « Je vous supplie à genoux », avait-il même proféré à l’époque, face à une Commission de Bruxelles intransigeante…

Echec donc, mais actuellement encore, nombreuses sont les compagnies qui trainent des ailes pour rembourser…

Du coup, Juniac, opiniâtre, demandait aux gouvernements d’harmoniser leurs décisions et surtout d’ouvrir enfin leurs frontières. Là, faut dire que c’est censé. Seulement, comme l’Europe et à fortiori le monde, est absolument incapable de prendre des décisions communes afin de lutter contre la pandémie, c’est encore un quasi-coup d’épée dans l’eau.

Nouvelle tentative de Juniac ces derniers temps : Puisque toutes les précédentes exigences de IATA ne fonctionnent pas, l’Association et je cite « appelle au développement et au déploiement de tests Covid-19 rapides, précis, abordables, faciles à utiliser, évolutifs et systématiques pour tous les passagers avant le départ, comme alternative aux mesures de quarantaine, afin de rétablir la connectivité aérienne mondiale ». 

Bien vu, Alexandre Begougne, je ne peux d’ailleurs m’empêcher de le citer à nouveau : « La clé du rétablissement de la liberté de mobilité transfrontalière est le contrôle systématique de la Covid-19 sur tous les voyageurs avant leur départ. Cela donnera aux gouvernements la confiance nécessaire pour ouvrir leurs frontières sans modèles de risque compliqués qui voient des changements constants dans les règles imposées aux voyages. Le fait de tester tous les passagers permettra aux gens de retrouver leur liberté de voyager en toute confiance »

Sauf que, si du moins on peut en juger en France, la plupart des destinations exigent des tests de moins de 72heures.

Et que, à l’heure actuelle, les plus rapides des résultats ne sont disponibles qu’après un délai de 4 à 7 jours !

Cherchez l’erreur !