L’IATA pose un premier jalon vers l’établissement d’un « passeport sanitaire »

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé ce lundi 23 novembre lors de son assemblée générale le lancement de Travel Pass, première étape vers un éventuel « passeport sanitaire » numérique.

La priorité de l’IATA comme de tous les acteurs du transport aérien est de rassurer les voyageurs, et, surtout, les gouvernements afin que les frontières se rouvrent, que les quarantaines soient supprimées et que la connectivité aérienne soit rétablie au plus vite.  « Travel Pass » est l’outil qui pourrait accélérer les choses…

Qu’est ce que c’est aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est une annonce… Mais dès début 2021, ce sera, techniquement, une plateforme digitale, accessible par le biais d’une application mobile. Elle aura pour objectif de délivrer de l’information au voyageur, précise, mise à jour, sur : les exigences en termes de tests et éventuellement, demain, de vaccins, avant leur voyage; les centres de tests ou des laboratoires habilités (où ? quand ? comment ?) pour se conformer à ces exigences.

Qu’est-ce que ça pourrait être demain ?

Le « Travel Pass » pourrait être utilisée par les passagers pour enregistrer leurs attestations (aujourd’hui un test négatif de moins de 72 heures, demain un certificat de vaccination, par exemple) sous la forme d’un « QR Code ». Celui-ci pourrait être lu à l’aéroport, à l’instar d’une carte d’embarquement. A ce stade, on pourrait vraiment parler de la création d’un véritable « passeport sanitaire » numérique.

Sous quelles conditions « Travel Pass » deviendrait un « passeport sanitaire » ?

En termes pratiques, il faudrait que l’appli contienne les attestations personnelles – que l’on vient de décrire – du voyageur. Techniquement, ça ne pose aucun problème. La difficulté se trouve ailleurs et est double. D’une part, il faut que ce système soit validé par les autorités de chaque pays ou, à tout le moins, des pays les plus nodaux en termes de voyages internationaux. D’autre part, parce que le contenu de ce « passeport » consisterait en des résultats de test ou de certificat de vaccination, il faudrait que les dispositifs de ceux-là aujourd’hui et de ceux-ci demain soient le plus largement déployés, le plus facilement accessibles.

C’est pourquoi sur la « to-do list » de l’IATA, le dossier prioritaire reste la validation par le plus grand nombre d’Etats possible des test antigéniques – acceptés, pour l’heure, par une minorité d’entre eux au profit des tests PCR.