Aéroports : le patron d’ADP favorable à la mise en place de certificats sanitaires

Augustin de Romanet l’assure : des documents de type « certificat » ou « passeport » sanitaire vont être mis en place dans le monde dans le cadre d’un voyage en avion. Et des «contrôles supplémentaires» pour les voyageurs dans les aéroports ne le choquerait pas.

Nous l’évoquions hier avec la demande du Medef pour le secteur des foires et salons (lire ici). Les aéroports, à plus ou moins brève échéance, pourraient bien, eux aussi, autoriser un voyage en avion à la seule condition d’avoir été testé, ou d’avoir reçu le vaccin contre le coronavirus. Ce qui pourrait passer par la présentation d’un « passeport » ou certificat sanitaire. « Ce mouvement est en route« , a estimé sur Europe 1 le Pdg du groupe Aéroports de Paris (ADP), Augustin de Romanet, ce mardi matin. Et de prévoir la mise en place de « documents de ce type dans le monde« .

Les pouvoirs publics restent pour l’instant hostiles au fait de conditionner un voyage à la vaccination, surtout pour des questions éthiques, au regard du fait que des personnes ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons de santé, et se retrouveraient ainsi discriminés. Mais cela ne devrait concerner qu’un nombre très limité de personnes. A la question de la liberté de circulation qui ne manquera pas non plus de susciter des débats, y compris au parlement, le patron d’ADP insiste d’abord sur le besoin d’efficacité, au regard de la gravité du contexte actuel.

Augustin de Romanet constate qu’il y a déjà aujourd’hui « beaucoup d’acteurs privés qui mettent en place des certifications sanitaires« . Se posent ainsi plusieurs questions. Quid par exemple de la légitimité des compagnies aériennes à imposer le vaccin pour voler sur leurs avions, comme l’a déjà annoncé l’australienne Qantas pour ses lignes internationales ? Comment appréhender le fait que la qualité des laboratoires et les résultats des tests sont sujets à caution dans certains pays ? Comment mieux contrôler les entrées sur le marché français, notamment de la part de personnes venant d’un pays à risque élevé (rouge) mais ayant effectué une correspondance dans un pays européen pour se rendre sur notre territoire, et auxquelles on ne demande pas aujourd’hui la présentation d’un test ? Différents points sur lesquels les pouvoirs publics devront apporter des réponses.