À travers une lettre envoyée aux rédactions le vendredi 2 octobre, AnimaWings confirmait avoir engagé "une procédure d'insolvabilité à titre de mesure de protection, visant à assurer la continuité des activités et à créer le cadre nécessaire à la stabilisation de l'entreprise." Une décision prise après une "période difficile" au cours de laquelle "des problèmes techniques récurrents affectant la flotte ont eu un impact en cascade sur l'activité opérationnelle, commerciale et financière de la compagnie."
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Une situation aggravée par le contexte économique et l'augmentation des coûts d'exploitation. La compagnie parlait alors de pause opérationnelle, plutôt que de cessation d'activité, dans un objectif de restructuration et avec la volonté de "créer les conditions nécessaires à la poursuite des opérations sur une base durable."
Une première demande rejetée par le tribunal de Bucarest
AnimaWings avait déposé une première demande d'ouverture de procédure d'insolvabilité le 30 septembre 2026 auprès du tribunal de Bucarest. Celle-ci a été rejetée le 14 octobre 2026, en raison de documents manquants au dossier. Le tribunal a par ailleurs décidé de dissocier les demandes déposées par 25 créanciers de la compagnie, parmi lesquels figurent des acteurs institutionnels comme la Banca Transilvania, ROMATSA et plusieurs aéroports roumains, qui feront l'objet d'une procédure séparée. Face à ce rejet, AnimaWings a déposé une nouvelle demande d'insolvabilité le 20 octobre 2026. Une audience est programmée le 28 octobre devant le tribunal de Bucarest pour l'examiner.


