Au Wojo Madeleine, la salle calme pour travailleurs studieux.

Un reportage exclusif réalisé par un journaliste de terrain hors-pair…

Confinement oblige, je restreint mes déplacements en regroupant mes rendez-vous en présentiels dans la mesure du possible. En ce jour de novembre, j’ai participé au tournage du FBTLive organisé par DeplacementsPros, dans un studio près des Halles, à la suite de quoi, j’ai un rendez-vous dans le 17ème arrondissement.

Problème : entre les deux, près de 3 heures à tuer… J’en profite pour tenter une expérience de mise en abyme à proprement parler vertigineuse : aller travailler dans un espace Wojo… pour écrire un article à ce sujet.

La brillante idée avait été anticipée. Le matin même, je suis allé sur l’appli de Wojo pour réserver l’après-midi dans l’espace qui me convenait le mieux au point de vue géographique : Wojo Madeleine. N’étant pas détenteur d’un « contrat nomade », il m’en a coûté 20 € (ç’aurait été 10 € de plus pour la journée entière).

Le bureau des hôtesses qui se prolonge en bar.

A l’arrivée, je me signale par interphone interposé. Les restrictions sanitaires changent un peu la procédure habituelle et c’est une des deux hôtesses présentes qui vient m’ouvrir directement à la porte. Elle parle l’espagnol et l’anglais mais, avec un grand sourire, elle m’adresse un « bonjour » qui correspond bien à ma langue natale.

Dans la cour intérieure de quoi troquer son stylo contre la prise porte-plume.

Le lieu est spacieux. La déco oscille entre design urbain, inspiration room colorée et comfy scandinave. Le tout dans un immeuble haussmannien des plus chics (il est vrai que les taudis sont rares, dans le 8ème arrondissement de Paris), doté d’une belle et vaste cour intérieure où se côtoie un cheval de bronze et une table de ping-pong.

Première satisfaction : le « petit noir au comptoir » dont m’a privé ce deuxième confinement, je le prendrai sur place, au bar qui constitue l’épicentre de l’espace de coworking. Au boulot ! Je quitte l’espace de coworking pour me diriger vers une salle où le silence est requis : ici, l’ambiance est studieuse, les tables de travail sont collectives mais pas un mot ne s’y échange : ça turbine et turbule. Au fond, des alcôves équipées d’un siège pour deux et d’une tablette permettent cependant de téléphoner ou d’échanger en live, mezzo voce.

Des alcôves pour des calls discrets.

Mais je préfère retourner dans la salle de coworking plus animée, où brain storming et autres conversations sont autorisés, pour appeler Jean-Ignace Poncelin, Business Developer Manager chez Wojo. Je contourne de grandes tables qui peuvent accueillir jusqu’à 6 personnes à vue de nez, longe une enfilade de boîtes aux lettres en bois clair. Elles témoignent de l’activité qui génère en réalité 80 % du CA de Wojo : la location de bureaux de 2 à 20 postes (les Wojo Offices) à de petites entreprises et la possibilité de s’y faire domicilier.

Je passe à proximité des imprimantes qui sont utilisables à discrétion pour 50 € mensuels et jette mon dévolu sur une banquette cosy. Grâce à l’excellente interview récemment réalisée par ma collègue et consœur Margot Ladiray, j’en sais déjà beaucoup sur Wojo mais j’aimerais me faire préciser un point en particulier. Mon call peut commencer…

Mon fauteuil pour mon call.

Bonjour Jean-Ignace, je pensais que depuis votre partenariat avec Accor, vos espaces de travail ne se trouvaient que dans des hôtels du groupe… Mais le lieu d’où je vous appelle me prouve le contraire. Expliquez-moi.

Le Wojo Madeleine où vous vous trouvez fait partie de ces 13 Wojo que je qualifierais d’historiques. Non rattachés physiquement à un hôtel Accor, ils proposent des surfaces dédiés au travail de 4.000 à 12.000 m², comprenant des bureaux, des espaces de coworking, des salles de conférences. En 2022, le plus grand espace de ce type (14.000 m²) sera inauguré à La Gaîté-Montparnasse, et nous venons d’en ouvrir un de 9.000 m² dans le quartier barcelonais El Poblenou. D’autre part, nous sommes en réflexion pour ouvrir ce type de lieux à proximité immédiate des gares et aéroports.

Et dans les hôtels Accor ?

Dans les hôtels Accor, il y a deux types de lieux. Les Wojo Corner peuvent s’assimiler à des Wojo native intégrés (bien que de dimensions plus réduites) à des hôtels. Le premier a été inauguré au Mercure Montmartre. Et il y a en outre les Wojo Spots qu’on peut trouver dans environ 300 hôtels Accor. Ce sont des structures plus légères que les Corners, qui s’intègrent dans des espaces libres de l’hôtels, souvent le lobby. Quatre critères sont obligatoires pour l’établissement d’un Spot : qu’il y ait un service de bar et restauration sur place, du wifi haut débit, la possibilité d’aménager des espaces avec une vraie assise de travail, et la présence de prise électrique de confort (à moins d’1,50 m. de l’utilisateur). J’ajouterai que nous sommes en train de développer la privatisation de chambres et leur transformation en bureaux dédiés pour les hôtels du groupe qui le désirent. C’est déjà le cas au Mercure Rouen Champ de Mars (3 postes de travail), au Mercure Montmartre (16) ou au Novotel Bordeaux Mérignac (4). C’est une offre en plein développement dans notre secteur de la « workspitalité ».

C’est avec la satisfaction d’avoir appris un nouveau mot que je conclus l’appel. L’heure de mon rendez-vous approche… Je sors, un SMS reçu : « Dsl, j’aurai 30 minutes de retard ». Je retourne à mon poste de travail Wojo, ça tombe bien : ça me permet de finir mon article.