Les conseils d'État des cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne, ainsi que la Direction Générale de l'Aviation Civile française (DGAC), ont officiellement approuvé l'extension du terminal de l'aéroport, pour un investissement supérieur à 157 millions d'euros. Le projet, porté par l'EuroAirport depuis plusieurs années, prévoit la construction d'un nouveau bâtiment de 14.000 m² sur la façade Est du terminal existant, ainsi que la rénovation complète de 15.000 m² dans les parties les plus anciennes de l'aérogare. Les travaux sont attendus pour le troisième trimestre 2027, avec une mise en service échelonnée entre 2030 et 2031, indique le communiqué officiel.
Un terminal repensé autour de l'accueil des passagers
L'objectif central du projet est d'améliorer la qualité de l'accueil et la fluidité des parcours dans l'aérogare. Les nouvelles surfaces permettront de réorganiser les flux de passagers et de moderniser les espaces de services, tandis que la rénovation des parties existantes viendra homogénéiser l'ensemble du terminal. Ce premier module, baptisé « Landside », ne prévoit en revanche aucune augmentation des capacités d'assistance au sol des avions, autrement dit, cette première phase n'inclut pas de hausse significative du trafic, même si elle ne reste pas totalement exclue.
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Une modernisation qui s'inscrit dans une dynamique française
Sur le plan environnemental, le projet vise l'obtention de la certification BREEAM Excellent, l'un des « référentiels les plus exigeants du secteur de la construction durable », selon les dires du gestionnaire aéroportuaire. Il précise qu'il sera applicable aussi bien à la phase de chantier qu'à l'exploitation future des bâtiments. Seul aéroport binational au monde, la gestion de l'EuroAirport est particulièrement complexe. Toute décision d'investissement majeure doit être en effet validée conjointement par les autorités suisses et par les autorités françaises, ce qui explique le délai d'attente.
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Il intervient également dans un contexte où plusieurs grandes plateformes françaises engagent simultanément des chantiers d'ampleur comparable. Lyon Saint-Exupéry prépare l'extension de son Terminal 2 pour 380 millions d'euros, avec une échéance calée sur les Jeux Olympiques d'hiver 2030 . De son côté, ADP a présenté un plan de 8,4 milliards d'euros pour la période 2027-2034, centré sur la refonte des terminaux de Charles de Gaulle plutôt que sur la construction de nouvelles infrastructures. Des projets dont les calendriers se croisent et qui partagent une priorité commune : améliorer l'expérience passager avant d'envisager toute hausse de capacité.