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Amadeus poursuit son expansion dans la biométrie au Royaume-Uni

Le groupe espagnol annonce que son dispositif de contrôle aux frontières sans contact est désormais opérationnel à East Midlands et doit être étendu à 13 aéroports internationaux du Royaume-Uni d’ici au début de 2027.

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Margot Ladiray

Margot Ladiray

22 octobre 20263 min de lecture

Amadeus biometrie
© Amadeus

Présenté par Amadeus comme une évolution du contrôle automatisé aux frontières, le système repose sur les portiques « Seamless Gates ». À l’approche du passager, une photographie est prise puis comparée aux informations liées à son identité, à son passeport, à son voyage et à son statut migratoire, précise le groupe. Lorsque les vérifications aboutissent, le portique s’ouvre sans que le voyageur ait à présenter physiquement son passeport. En cas de doute ou de contrôle complémentaire, celui-ci devra toutefois utiliser le lecteur documentaire ou s’adresser à un agent de la Border Force britannique.

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Le déploiement concerne les aéroports de Birmingham, Bristol, Cardiff, East Midlands, Édimbourg, Gatwick, Glasgow, Heathrow, London City, Luton, Manchester, Newcastle et Stansted. Initialement réservé aux citoyens britanniques, le passage sans contact doit progressivement être ouvert aux ressortissants étrangers éligibles. Selon le communiqué, le calendrier annoncé prévoit une mise à niveau de l’ensemble des eGates d’ici au début de l’année 2027.

Un positionnement stratégique pour Amadeus

Cette évolution illustre le changement de positionnement d’Amadeus, historiquement identifié comme un fournisseur de technologies pour la distribution aérienne et les systèmes de réservation. Le groupe cherche désormais à intervenir sur un nombre croissant de points de contact du voyage, depuis la réservation jusqu’au passage aux frontières. Cette stratégie s’inscrit aussi dans un contexte financier qui reste favorable, malgré les tensions géopolitiques. Au premier trimestre 2026, Amadeus avait annoncé un chiffre d’affaires de 1,68 milliard d’euros, en hausse de 7,9%, pour un résultat d’exploitation ajusté de 500 millions d’euros. La croissance des revenus avait toutefois été ralentie sous l’effet de la situation au Moyen-Orient. Le groupe avait alors confirmé ses objectifs financiers et la poursuite de ses investissements dans l’intelligence artificielle et la biométrie.

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En parallèle, après le rachat de Vision-Box en 2024, Amadeus a confirmé au printemps dernier son intention d’acquérir Idemia Public Security, spécialiste français des solutions d’identité et de biométrie. L’opération, valorisée à environ 1,2 milliard d’euros, est envisagée pour le milieu de l’année 2027. Cette intégration pourrait permettre au groupe de proposer des solutions plus complètes aux aéroports, aux compagnies aériennes et aux autorités publiques.

Le consentement au centre du débat

Le développement de ces dispositifs ne se fait toutefois pas sans débat réglementaire. Pour rappel, début octobre, ACI Europe, Amadeus, l’IATA, Idemia Public Security et SITA ont lancé la « Responsible Biometrics Travel Industry Coalition ». Cette alliance souhaite peser dans les discussions européennes sur le futur Omnibus numérique, alors que certaines dispositions pourraient limiter les usages de la biométrie dans les aéroports.

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Les organisations défendent un cadre qui autoriserait les parcours biométriques volontaires, à condition de maintenir une solution non biométrique pour les voyageurs qui ne souhaitent pas y recourir. Elles demandent également la possibilité de retirer son consentement et d’obtenir la suppression de ses données, ainsi qu’un encadrement strict de la durée et de la finalité de leur utilisation.

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