Nommé le 16 août dernier directeur général du groupe aérien, Benjamin Smith est le premier dirigeant étranger de l'entreprise. Ce que certains syndicats avaient vivement dénoncé, n'hésitant pas à parler "d'intérêts nationaux mis dans la main des américains", l'Etat français possèdant 14,3% du capital de la compagnie. Benjamin Smith, avant même son entrée en fonction, a également fait l'objet d'une polémique portant sur le montant de sa rémunération qui pourra atteindre plus de 4 millions d'euros par an.
L'arrivée de Ben Smith met fin à quatre mois de crise de gouvernance provoquée par le départ en mai du PDG Jean-Marc Janaillac, au lendemain du rejet par référendum de sa proposition sur les salaires. Il tentait alors de mettre fin au mouvement de grève des salariés d'Air France, qui réclamaient 5,1% d'augmentation générale (10% pour les pilotes). Un mouvement qui a coûté 335 millions d'euros au groupe.



