Air France-KLM: Ben Smith dans son nouveau fauteuil ce lundi

Nommé le mois dernier directeur-général du groupe Air France-KLM, le canadien Benjamin Smith prend ses nouvelles fonctions ce lundi. Un dirigeant qui ne bénéficiera d'aucun état de grâce, les syndicats l'attendent de pied ferme et ont déjà brandi la menace de plusieurs grèves. Comment sera l'automne pour les voyageurs d'affaires ?

Nommé le 16 août dernier directeur général du groupe aérien, Benjamin Smith est le premier dirigeant étranger de l'entreprise. Ce que certains syndicats avaient vivement dénoncé, n'hésitant pas à parler "d'intérêts nationaux mis dans la main des américains", l'Etat français possèdant 14,3% du capital de la compagnie. Benjamin Smith, avant même son entrée en fonction, a également fait l'objet d'une polémique portant sur le montant de sa rémunération qui pourra atteindre plus de 4 millions d'euros par an.

L'arrivée de Ben Smith met fin à quatre mois de crise de gouvernance provoquée par le départ en mai du PDG Jean-Marc Janaillac, au lendemain du rejet par référendum de sa proposition sur les salaires. Il tentait alors de mettre fin au mouvement de grève des salariés d'Air France, qui réclamaient 5,1% d'augmentation générale (10% pour les pilotes). Un mouvement qui a coûté 335 millions d'euros au groupe.

On sait déjà que l'agenda de la première semaine de M.Smith est bien rempli. Il se serait fixé comme priorité d'aller sur le terrain, à la rencontre des salariés du groupe et des partenaires sociaux. Les prochaines semaines seront décisives. Le nouveau patron d'Air France-KLM va devoir régler rapidement la délicate question des revendications salariales d'Air France. Les syndicats, qui un temps prévoyaient de nouvelles grèves pour accueillir le nouveau dirigeant, ont modéré leur discours. La semaine dernière, ils ont assuré vouloir dialoguer avec la nouvelle direction.