Le SNPL Air France/Transavia dénonce les propos du Groupe Dubreuil

Pour le syndicat des pilotes de lignes de la compagnie nationale, rien ne justifie, dans la crise que traverse le secteur aérien, l’attaque en règle des dirigeants d’Air Caraïbes et French bee sur des aides éventuelles d’État.

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Le Bureau Air France-Transavia France du SNPL France ALPA déplore, dans un communiqué, la teneur des déclarations faites, ce jeudi 26 mars dans La Tribune, par Jean-Paul Dubreuil, le président du groupe Dubreuil, et Marc Rochet, vice-président du conseil d’administration d’Air Caraïbes et président de French bee, sur les aides éventuelles d’État qui viendraient «prolonger des compagnies qui ne seraient pas suffisamment performantes».

Si le SNPL AF/TO se félicite de la bonne santé des compagnies aériennes françaises du Groupe Dubreuil, il tient à préciser qu’Air Caraïbes et French Bee bénéficient toutes deux des allocations et exonérations de charges annoncées par l’Etat dans le cadre de l’activité partielle. «En déclarant « aborder la crise en pleine forme  » et avoir « levé 100 millions d’euros pour avoir de l’eau sous la quille », Jean-Paul Dubreuil et Marc Rochet devraient dès lors, par solidarité nationale et décence financière, renoncer à ces aides» prércise le syndicat dans un communiqué.

Dans une telle situation « de plénitude économique» et après avoir décidé de suspendre leurs vols, le syndicat s’étonne que les dirigeants d’Air Caraïbes et de French Bee aient laissé la charge à Air France d’organiser seule avec l’État le rapatriement de certains français laissés en souffrance un peu partout dans le monde, pendant qu’Air Caraïbes et French bee annoncent que les «discussions sont en bonne voie avec les sociétés de leasing pour différer les loyers des appareils en location».

Au regard des projets d’aides d’États dans le monde entier, seuls les dirigeants d’Air Caraïbes et de French Bee semblent contester la nécessité d’un plan « Marshall » du Transport Aérien, poursuit le SNPL Air France/Transavia. Et ce dernier de rappeler qu’il est normal que les actionnaires des compagnies aériennes se préoccupent et injectent des liquidités dans les entreprises concernées : «Comme le Groupe Dubreuil l’a fait à plusieurs reprises ces dernières années au bénéfice des compagnies de son Groupe, il est parfaitement du rôle de l’État français, actionnaire de référence, d’envisager toute solution pour protéger son patrimoine et la compagnie Air France, pourvoyeuse de dizaines de milliers d’emplois et d’une part de la richesse de notre pays».