
C'est un constat que font quelques députés européens : la surcharge "carburant" est devenue une prime à la rentabilité des compagnies aériennes et ne reflète pas la réalité des cours du pétrole. Une analyse un peu rapide que la réalité confirme sans l'expliquer. Exemple avec un billet vers New York, départ le 13 novembre pour un retour le 20. Chez Delta, le prix du transport lui même est de 69 € pour 375,19 € de taxes ! Chaque tronçon est facturé 34,50 € soit un prix inférieur à un billet en train en seconde vers Marseille. On notera un "Supplément international imposé par les transporteurs de 280 €". La surcharge carburant ? Toutes les compagnies, même les plus petites, pratiquent la même règle de calcul.
Pour les politiques, cette opacité nuit à la compréhension du prix alors que voici quelques années, l'Europe imposait l'affichage du prix TTC sur les sites de vente en ligne. Un projet d'amendement en faveur de la transparence des coûts devrait rapidement être déposé à la commission "transport" de Bruxelles. Mais dans quel but ? Une meilleure perception du prix réel des billets d'avion. Mais au delà, cette affaire sent une opération de lobbying à quelques semaines de la refonte de la politique européenne en faveur du consommateur de transport aérien. Projet qui va éliminer les demandes des voyageurs d'affaires. Un comble.


