Les propositions d’Air France ne bougent pas : des augmentations générales de salaire de 7% sur 4 ans, s'ajoutant aux augmentations individuelles. Cet accord basé sur un "pacte de croissance pour l'avenir" doit permettre à la compagnie de poursuivre la croissance engagée ces deux dernières années. Ouvert à signature des organisations syndicales représentatives jusqu'à aujourd'hui, vendredi 20 avril à 12h, cette proposition n'a pas reçu les signatures majoritaires nécessaires.
Avec un coût de la grève estimé à ce jour à 220 millions d'euros, Jean-Marc Janaillac sait que sans une rapide reprise du travail, la compagnie repartira dans le rouge. Et d’en tirer des conclusions: "J'assumerai personnellement les conséquences de ce vote". Comprenez, je quitterais mon poste. Une menace ? Non, un simple constat d’impuissance face à un syndicat des pilotes intransigeants qui, depuis des années, empêchent toutes les avancées de la compagnie.



