De la « car policy » à la « mobility policy », pourquoi parle-t-on désormais de mobilités professionnelles au pluriel ?

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L'avis de Loïc GUERINON, Chef de service Gestion de Flotte multi-énergies et Services Connectés chez TotalEnergies.

⁠En tant qu’ancien gestionnaire d’un parc automobile de 750 véhicules sur le périmètre national et, récemment encore, responsable mobilités sur le périmètre Europe, j’ai plaisir à vous accompagner à travers cette saga dédiée aux nouvelles mobilités professionnelles.

Au début de ma carrière, la mobilité professionnelle s’entendait au sens de la « car policy » c’est-à-dire d’une politique définissant les conditions d’attribution et d’utilisation des véhicules (de fonction ou de service) par les salariés. Autrement dit, la mobilité professionnelle, au singulier, était liée à la détention d’un véhicule de société.

A travers les années, j’ai été amené à faire évoluer la « car policy » de mon entreprise vers ce que l’on appelle communément la « mobility policy » et ce afin d’intégrer les nouveaux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la mobilité professionnelle.

La « mobility policy », a pour volonté d’intégrer tous les modes de transport qu’il s’agisse des déplacements professionnels ou du domicile-travail des salariés. Objectif ? Favoriser les solutions les plus durables et les plus adaptées à chaque situation. Raison pour laquelle nous parlons désormais de mobilités professionnelles, au pluriel.

Face à une « car policy » réductrice dans la notion de mobilité professionnelle, la « mobility policy » offre de nombreux avantages pour les entreprises et les salariés : réduction de l’impact environnemental et optimisation du coût total de la mobilité, amélioration de la qualité de vie au travail, réduction du stress et de la fatigue liés aux trajets, plus de flexibilité et de choix pour les salariés dans leurs déplacements professionnels, renforcement de l’attractivité de l’entreprise…

Face à un changement des mentalités, à l’origine de l’évolution de la « car policy » vers la « mobility policy », la réglementation a joué un rôle majeur dans cette accélération.

La Loi d'Orientation des Mobilités, dite LOM, a transformé en profondeur la politique des mobilités, avec un objectif simple : des transports du quotidien plus faciles, moins coûteux et plus propres.

Publiée au Journal officiel le 26 décembre 2019, cette loi exige depuis le 1er janvier 2020, que les entreprises de plus de 50 salariés, sur un même site, intègrent dans leurs négociations salariales obligatoires, avec les partenaires sociaux, un volet mobilité. A défaut, l’élaboration d’un Plan de Mobilité Employeur (PDMe) s’impose. 

Avec le PDMe, l’entreprise définit les actions concrètes à mettre en œuvre (covoiturage, transports en commun, modes alternatifs à la voiture individuelle, véhicules électriques) pour optimiser et rationaliser les déplacements liés à son activité. De nouveaux usages qui se répercutent sur la flotte, sur les habitudes de mobilités mais aussi sur les acteurs internes en charge de la gestion de la mobilité.

Dans mon nouveau rôle de Chef du service Gestion de Flotte et Solutions Connectées pour la marque Mobility Business de TotalEnergies, j’ai pour mission d’apporter des solutions concrètes et pratiques à la « mobility policy » de nos clients entreprises et collectivités en vue d’accompagner leur transition énergétique et la décarbonation de leurs activités.

J’aurai donc plaisir à vous exprimer, lors de mes prochaines interventions, la façon dont TotalEnergies, à travers sa marque Mobility Business, a étoffé au fil des années son offre afin d’apporter des solutions quelle que soit la taille de l’entreprise, le secteur d’activité, la présence ou non d’une flotte de véhicules.

A noter : notre prochain RDV : « En quoi les offres de mobilités proposées aux entreprises & collectivités suivent l’évolution d’une « car policy » devenue « mobility policy ? »