Les politiques nuisent gravement au climat

Parfois, nos politiques dérapent et s’égarent dans des actions contre-productives, voire destructrices.

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Au fil des réseaux sociaux, des discussions et des conférences, on découvre parfois de bien tristes documents.  La dernière perle en date est celle du 5 décembre 2019 matérialisée par l’amendement 1855 que je vous laisse découvrir sur ce lien. En clair, il était proposé, par des députés du Parti Socialiste de rajouter sur toutes les publicités liées au transport aérien, la mention « nuit gravement au climat ». Quand on sait que l’aviation représente moins de 3% des émissions de GES, ne devrait-on pas agir sur des industries beaucoup plus impactantes ?

L’aviation permet aux hommes et aux femmes de se rencontrer, de faire des affaires et surtout de vivre en paix. La baisse considérable des coûts a fait de l’aviation un moyen populaire non réservé aux nantis et souvent bien moins cher que le train. S’isoler, c’est transformer un pays en état autocratique au pouvoir passéiste et nauséabond. Franchement, qui rêve de vivre dans un facsimilé de la Corée du Nord ?

La France a besoin de l’aéronautique

Baver sur l’industrie aéronautique c’est flinguer la balance commerciale de la France qui, sans Airbus, plongera dans un rouge écarlate. C’est également tuer un tissu industriel composé d’industriels et d’entrepreneurs qui embauchent, créent et rapportent des taxes à un état gourmand. Embraer, Boeing et consœur sont des entreprises clientes des industriels français et eux aussi contribuent à la relative bonne santé du secteur.

Quand on veut, on peut !

Au siècle dernier, lorsque tout le monde pointait du doigt le nucléaire français, vous les politiques, furent fort habiles pour défendre contre vents et marées cette technologie copiée en grande partie sur nos amis américains. Alors, pourquoi baisser les bras et succomber à l’appel des voix des générations influencées par le message de Greta Thunberg venant de Suède, pas le pays le plus exemplaire sur le plan de la gestion de l’impact environnemental…

Les acteurs du marché de l’aéronautique montrent l’exemple

Que ce soit la Direction d’Air France, Air Caraïbes, French Bee, la Compagnie, Air Tahiti Nui, Air Calin, leurs pilotes, leurs employés… Tous œuvrent dans la réduction de l’empreinte carbone. Tous investissent des fortunes dans les dernières technologies sans même avoir la certitude que le marché résistera à la vague bobo-écolo du moment. Tous croient en leur entreprise et leur mission. Même la sous-traitance comme OpenAirlines œuvrent dans ce sens en proposant des solutions innovantes reconnues dans le monde.

Peut-on encore faire mieux ?

De toute évidence oui. Un des points les plus faibles de notre industrie aéronautique est le contrôle aérien. Le matériel est souvent obsolète et l’espace aérien absolument pas adapté aux besoins modernes. Pourquoi débuter la descente d’un transatlantique au niveau de Belle-Île ? Entre 6 et 10% de carburant pourraient être économisés par des approches plus directes et des descentes optimisées.

Alors de grâce mesdames et messieurs les politiques de tous bords, ne perdez pas de temps à rédiger des inepties qui décrédibilisent votre fonction et qui détournent les électeurs des urnes que vous chérissez tant. Il faut agir mais avec intelligence et discernement. Les électeurs ne sont pas crédules et ont bien su vous le faire comprendre lors des dernières élections. Défendez plutôt les bonnes idées et critiquez ouvertement les mauvaises et surtout, montrez le bon exemple et expliquez, ça évitera bien des incompréhensions et de mauvaises interprétations.