Paris-Orly et Corsair déjà dans les starting-blocks ?

Si l’aéroport du sud de Paris rouvre avant juin, certaines compagnies aériennes pourraient relancer leur activité plus tôt que prévu.

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Le transport aérien est au tapis. Et tous les acteurs du secteur savent que la reprise sera très progressive. Les pays ne vont pas tous déconfiner et autoriser les entrées sur leur territoire en même temps. Et en France, le train sera peut-être privilégié à l’avion dans le cadre d’un déconfinement progressif. Probable aussi que les voyageurs d’affaires ne soient pas les premiers à embarquer. Bref, il faudra des mois avant qu’Orly ne retrouve son activité normale (entre 80 000 et 100 000 passagers chaque jour). Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe ADP, tablait pour sa part, dans Le Parisien la semaine dernière, sur une «reprise normale à la fin de l’été».

Aujourd’hui presque vide depuis sa fermeture fin mars, l’aéroport du sud de Paris s’est transformé en plaque tournante des évacuations sanitaires. Mais Régis Lacote, son directeur, a expliqué au Point comment le trafic commercial pouvait redémarrer rapidement, dès que les conditions seront réunies.

Une réouverture d’Orly plus tôt que prévu pourrait-elle inciter certaines compagnies à anticiper le redémarrage de leurs activités ? Corsair avait annoncé fin mars qu’elle suspendait tous ses vols jusqu’en juin, ne souhaitant pas opérer à Roissy CDG. Ainsi, seules Air France et Air Austral continuent aujourd’hui à assurer la continuité territoriale sur les DOM.

Or, justement, des vols de Corsair sur l’outre-Mer sont affichés en machine sur Amadeus à compter du 4 mai prochain, avec des dessertes d’Orly sur Fort de France (6 vols/semaine), Pointe à Pitre (6 vols/semaine) et Saint Denis de la Réunion (7 vols/semaine). « La situation peut évoluer« , se contente-t-on d’indiquer chez Corsair. « Nous restons attentifs et à l’écoute des décisions des institutions gouvernementales avec lesquelles nous sommes en contact permanent« .

Il est probable qu’un seul terminal rouvrira dans un premier temps aux vols commerciaux. Le T3 aurait l’avantage de pouvoir traiter à la fois le trafic Schengen (sans contrôle aux frontières) et le trafic international, notamment sur le Maghreb.