Un « passeport santé » est testé à Heathrow

Depuis une semaine, bien des regards sont tournés vers Heathrow. En effet, l’aéroport londonien teste un passeport santé qui constitue l’espoir de ceux qui attendent fébrilement une reprise du transport aérien digne de ce nom.

Si les essais sont concluants, ce passeport permettrait de voyager à travers le monde sans risque d’être mis en quarantaine. Ce sont les passagers d’United Airlines et de Cathay Pacific qui sont les premiers « cobayes » de l’application CommonPass, la technologie utilisée sur des lignes reliant Londres à New York, Hong Kong et Singapour.

Exploité par une association à but non lucratif, la Commons Project Foundation, qui fait partie du Forum économique mondial, le CommonPass permet de télécharger sur son smartphone un test Covid effectué dans un laboratoire. Un QR-code est alors généré, qui peut être scanné par les autorités aéroportuaires et les personnels de compagnie à l’embarquement.

L’avantage de ce dispositif ? S’il s’avère efficace, 37 pays, dont les Etats-Unis se sont engagés à considérer les porteur de ce sésame comme un label certifiant que l’état de santé de son porteur est conforme à leurs exigences nationales : un garantie très fiable de ne pas subir de quarantaine, nonobstant les changements rapides de réglementation. Les essais, encours, vont durer plusieurs semaines. Si les résultats sont bons, le système pourrrait être mis en place avant la fin de l’année 2020.