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Bras de fer entre Syphax et la DGAC tunisienne


Syphax a des relations de plus en plus tendues avec les autorités tunisiennes. La direction générale de l'aviation civile a annoncé qu'elle allait évaluer les activités de la compagnie car un vol retardé a perturbé le trafic de l'aéroport de Sfax. De son côté, le transporteur assure qu'il n'a enfreint aucun règlement.



© Syphax Airlines
© Syphax Airlines
La direction générale de l'aviation civile de Tunisie compte réaliser une «évaluation complète des dépassements commis» par Syphax Airlines. Le communiqué précise que «cette décision intervient suite au retard enregistré, samedi 14 mars 2015, au niveau du départ du vol à partir de l'aéroport Sfax Tyna et assuré par la société précitée, ce qui a engendré une perturbation du trafic sur ce site». Le ministère de tutelle explique que «Syphax Airlines n'a pas répondu lors de son lancement de ce vol pour la Omra (petit pèlerinage), aux exigences de l'autorisation dont elle bénéficie et qui se limite uniquement aux vols réguliers».

Mais la compagnie ne partage pas le point de vue. Elle assure qu’«elle effectue son activité d’une façon réglementaire et qu’elle n’a, en aucun cas, enfreint les réglementations nationales». Dans son propre communiqué, elle indique qu'elle présentera, «dans les plus brefs délais, un dossier complet au ministère des Transports qui prouvera qu’elle n’est pas dans le tort». Elle ajoute qu'il s'agit de tentatives pour «salir son image entrent dans le cadre d'une campagne de déstabilisation entamée à son encontre, depuis sa création, par certaines parties détenant un réel pouvoir. Ces parties se sont servies de la situation exceptionnelle du pays pour imposer leurs ordres». Elle conclut «Il est inutile de rappeler, dans ces sens, la multitude d’obstacles mis sur la route de Syphax depuis son premier vol le 29 avril 2012, en passant par le blocage du premier Airbus de type A 330 de l’histoire de l’aviation civile tunisienne qui est demeuré de longs mois inexploité, sans compter le retard dans les livraisons des autorisations, comme celle du lancement de la première ligne directe entre la Tunisie et le Canada».