Les changements climatiques auront-ils des conséquences sur les déplacements professionnels ? Sans doute, si l'on en croit le dernier rapport environnemental de l,OACI. L'agence des Nations unies basée à Montréal souligne avoir élaboré des normes, des politiques et des procédures d’exploitation et affirme que "l’exploitation aérienne est aujourd’hui 70 % plus efficace que dans les années 70". Il reste que la hausse des températures va augmenter la couverture nuageuse des aéroports du Moyen-Orient et d'Amérique latine, que l'augmentation du niveau de la mer menace les pistes proches des côtes ou encore la multiplication des turbulences en vol.
Neuf mois après la conclusion de la conférence sur le climat de Paris, qui a fixé l'objectif de limiter le réchauffement à moins de 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, l'OACI remarque que "prendre rapidement des mesures en réponse aux risques climatiques est plus rentable que d'agir a posteriori pour compenser" les conséquences de la hausse des températures. Pour cela, l'organisation internationale appelle les acteurs du secteur aérien à "travailler ensemble" pour définir des stratégies et des plans d'actions communs. Notamment, l'agence encourage à prendre en compte dès aujourd'hui "les épisodes météorologiques extrêmes qui permettent d'avoir un aperçu de ce que sera ‘la nouvelle normale" en 2030-2040.



