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Mardi 8 Novembre 2011

L’aéroport de Grenoble-Isère en danger ?



Avec une perte de 150 000 passagers en deux ans et un trafic en dent de scie, l’aéroport de Grenoble-Isère pourrait cesser son activité. Le Conseil général de l'Isère, propriétaire des lieux, lassé de dépenser entre 2,5 et 3 millions d’euros dans des installations quasiment désertes par périodes, décidera en décembre de son sort. Fermeture partielle ou définitive, différentes options sont étudiées par les élus.



L’aéroport de Grenoble-Isère en danger ?
L'aéroport de Grenoble-Isère déborde d’activité l’hiver, recevant des skieurs principalement britanniques. Mais peu de compagnies aériennes se posent sur son tarmac aux beaux jours. Cette activité en dent de scie ne lui permet pas d’être rentable et coûte cher au département : entre 2,5 et 3 millions d’euros, a confié au journal Le Dauphiné Didier Rambaud le 30 octobre 2011. Le vice-président du Conseil général en charge des déplacements et des transports remarque qu'en 2008, l’aérodrome avait franchi la barre des 500 000 voyageurs, mais n'en a accueilli que 350 000 passagers en 2010. Les élus devraient statuer sur son sort en décembre.
Plusieurs solutions sont à l’étude. La première était de transformer l’installation en «troisième piste» de l’aéroport lyonnais de Saint-Exupéry par un système de navettes, mais cette alternative se heurte pour le moment à des problèmes politiques. Autre option : l’arrêt des fréquences commerciales l’été. Cela représenterait une économie d’1 million d’euros pour le département. Il est aussi envisagé de fermer les pistes aux transporteurs aériens, Grenoble-Isère vivrait alors de son trafic loisir et public né de l’activité de l’aéroclub du Dauphiné, du paraclub, des douanes, de Météo France ou encore de la base de l’école nationale de l’aviation civile et d’une école privée de pilotage et de photographie aérienne. Mais la question est de savoir si les trois aéroports les plus proches, Genève, Saint-Exupéry et Chambéry, pourraient absorber la capacité hivernale de la plate-forme grenobloise. Dernière possibilité, sa fermeture totale mais la région serait alors privée d’un aérodrome de délestage et de secours. Il est donc peut probable que l’Etat accepte cette décision.