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Jeudi 24 Mai 2012

L'été 2012 sera plus facile pour les déplacements professionnels



C'est un baromètre attendu que celui d'Europ Assistance sur les intentions des européens en matière de vacances. L'édition 2012 est claire et nette et prévoit une "très forte baisse des intentions de départ en vacances des Européens cet été en raison de la crise, en particulier en Europe du Sud". Une mauvaise nouvelle pour les tour-opérateurs notamment mais qui signifie a priori des trafics allégés dans les aéroports.



L'été 2012 sera plus facile pour les déplacements professionnels
Les intentions de départ en vacances sont en baisse de 8 points par rapport à l’an dernier (66%) et se situent au niveau le plus bas jamais atteint dans le baromètre Ipsos depuis 8 ans. Si les Européens sont tous impactés, ce changement de comportement est plus marqué dans les pays les plus frappés par la crise économique : c’est notamment le cas pour les Italiens (- 15 points ; 63% d’intention de départ contre 78% l’an dernier), les Espagnols (- 14 points ; 51% contre 65%) et les Britanniques (- 10 points ; 51% contre 61%). En revanche, les Français sont plus nombreux cette année à déclarer vouloir partir en vacances (+ 2 points ; 70% contre 68%). Près d’un Européen sur 7 (13%) cite les vacances comme étant un poste budgétaire sur lequel ils font déjà ou ont l’intention de faire des économies. Mais les vacances sont moins impactées que l’habillement, qui arrive en tête des citations des Européens (17%) et tout autant que les dépenses en jeux, produits technologiques ou culturels (14%). La réduction des dépenses liées aux vacances touche inégalement les Européens. La proportion de ceux qui veulent limiter ce poste budgétaire est plus forte pour les Espagnols et les Italiens (respectivement 20% et 17%) tandis que pour les Allemands, elle reste plus marginale (8%). Pour les Britanniques en revanche, les vacances sont le premier poste à subir (aujourd’hui ou à l’avenir) des arbitrages (14%) devant l’habillement (12%) et les dépenses de transport (10%). Pour les Français, le poste « vacances » n’arrive qu’en cinquième position des postes budgétaires soumis à des économies. Au final, seules l’alimentation et la santé semblent incompressibles pour tous les Européens.