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La peur de rater l'avion ralentit le commerce dans les aéroports


Aujourd’hui, les aéroports tirent près de 50 % de leurs revenus de sources non aéronautiques, c'est-à-dire principalement le shopping. Pourtant, une étude publiée par NCR Corporation et menée auprès de voyageurs aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, montre que les passagers se freinent dans leurs achats, de peur de louper leur avion ou par méconnaissance des magasins présents sur la plate-forme. L’arrivée de nouvelles technologies dans les aéroports pourrait déclencher une plus grande fièvre acheteuse dans les allées des salles d’embarquement.



La peur de rater l'avion ralentit le commerce dans les aéroports
Selon une étude publiée par NCR Corporation, 23 % des voyageurs en Allemagne, 30 % en France, 34 % au Royaume-Uni et 35 % aux États-Unis déclarent que, en raison du peu de temps qu’ils passent dans les aéroports, il leur est difficile de trouver boutiques, restaurants et autres commerces de détail.
En France, en Allemagne et au Royaume-Uni, respectivement 65 %, 57 % et 53 % des passagers ayant participé à la recherche étaient d’accord pour dire qu’une alerte sur leur téléphone portable les prévenant lors de l’embarquement, et leur indiquant l’accès, les encouragerait à faire plus d’achats sans crainte de rater leur vol (cette question n’a pas été posée dans l’étude américaine).
Les solutions mobiles peuvent aussi inciter à l’achat dans les boutiques d’aéroport. 48 % des voyageurs en Allemagne, 40 % aux États-Unis et 36 % en France et Royaume-Uni ont indiqué que «des bons de réduction sur les achats ou les restaurants, envoyés sur un mobile ou remis avec la carte d’embarquement papier» sont les meilleures motivations pour acheter plus dans un aéroport. L’étude montre aussi que d’autres technologies sont capables d’inciter les voyageurs à acheter plus, par exemple les caisses automatiques pour accélérer les transactions, ou le concept de «l’allée infinie», que les passagers parcourent pour acheter des objets non disponibles dans les boutiques d’aéroport afin de les recevoir à leur domicile à leur retour.
L'enquête révèle également aussi que plusieurs d'entre eux ne cédaient pas aux sirènes du shopping avant de prendre l’avion : par exemple 21 % des voyageurs aux États-Unis, 18 % en France, 15 % en Allemagne et 12 % au Royaume-Uni ont répondu qu’ils n’avaient jamais fait aucun achat dans une plate-forme.

La nourriture, les boissons, les livres, magazines et journaux représentent les achats d’aéroport les plus populaires dans ces quatre pays. Aux USA, 73 % des acheteurs ont déclaré avoir pris de la nourriture ou des boissons, alors qu’ils étaient 60 % au Royaume-Uni, 43 % en Allemagne et seulement 23 % en France. Au Royaume-Uni, 65 % des passagers interrogés ont dit avoir acheté des livres, journaux ou magazines, en comparaison avec les 63 % en Allemagne, 53 % en France et 48 % aux USA.
Les petits plaisirs bien-être comme un massage, une manucure, une coiffure ou un accès aux salons business des aéroports ne sont pas vraiment rentrés dans les mœurs : parmi les postes qui ont fait l’objet de l’enquête, 2 à 4 % seulement des voyageurs dans les 4 pays étudiés ont déclaré avoir acheté des services de ce type.