Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


Low cost : Bruxelles veut les mettre au pas en supprimant les subventions


Low cost, attention danger, voilà en substance le message de la communauté européenne aux aéroports tentés par verser des subventions aux compagnies à bas prix qui viennent se poser chez eux. Pour des compagnies comme Ryanair, les experts estiment que 30% du chiffre d'affaires de la compagnie est issu de ce type de financement. La compagnie irlandaise n'a jamais confirmé.



Low cost : Bruxelles veut les mettre au pas en supprimant les subventions
Si Bruxelles va plus loin, il est certain que le prix moyen de billets proposé par Ryanair pourrait quasiment doubler ! D'autant que les aides sont globalement élevées : 950 000 € pour Tours, 500 000 € pour Poitiers, le triple pour des villes espagnoles touristiques et près de 2 millions d'euros par an pour soutenir des liaisons entre l'Angleterre et l'Italie. A l'évidence, pour les européens, ces aides indirectes, versées à des "nez rouges" (généralement des structures de communication et de marketing) sont incompatibles avec les règles de la libre concurrence qui empêchent les collectivités locales de soutenir (à fonds perdus) une activité privée. Air France, qui s'était justement opposée à ces aides, se trouve dans une situation complexe. Hop!, sa filiale, perçoit elle aussi des aides par passagers (environ 30 €) dans le cadre de contrats de continuité du service public.
Tout naturellement, Bruxelles s'interroge sur ce type de soutiens économiques et pourrait bien les limiter. A cette heure, selon des sources à la commission transport, le désenclavement économique ne serait pas dans le collimateur des députés européens. Les premières mesures seront proposées dès janvier 2014 pour une application en septembre de la même année. Officiellement, Ryanair qui considère que la Communauté Européenne n'a que peu d'intérêt, n'a jamais souhaité commenter son système de financement. Seule certitude, si la décision était prise, le bouillonnant irlandais pourrait vite revoir son plan de vol. Pas sûr qu'il soit aussi rentable qu'aujourd'hui.






1.Posté par Kaouenn le 05/11/2013 14:06
C'est aussi valable pour le projet d'aéroport d'Ayrault à Notre Dame des landes. Si Vinci ( AGO ) annonce une flambée du nombre de passagers les années à venir, c'est à cause du low cost. et cet argument tombe.
celui de Lyon supprime déjà des destinations.
Il serait temps de ...revenir sur terre ! Et en même temps de faire l'économie de dépenses astronomiques et de contrats PPP idem tandis que les contribuables ne veulent plus d'impôts supplémentaires.